Parole du jour

 

 

 

 

 

 

 

 

ARCHIVES 2006

 

 

 

 

 

précédent du 1er juillet au 31 décembre 2005

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28 juin

« Méfiez-vous des faux prophètes. » Ce n’est vraiment pas son habitude. Jésus nous invite à la méfiance. Il le fera aussi face au levain des pharisiens. C’est qu’il y a des attitudes qui mènent à la mort. Et Jésus ne désire rien moins pour nous que la vie et la vie en abondance. Jésus nous invite à nous tourner vers les vrais prophètes, ceux qui conduisent sur le chemin de la vie. C’est à leurs fruits qu’on les reconnaît. Quels sont les bons fruits que portent les vrais prophètes ? Jésus ne le dit pas, Mais il est lui-même leur modèle. Il libère la vie, réconforte, met les gens debout. Jamais il ne condamne, ni ne culpabilise. Il sème autour de lui la joie, l’espérance et l’amour. Il pose les gestes et la parole qui font vivre. (BG)

 

27 juin

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. » Voilà la règle d’or de l’Evangile ! Le véritable croyant est celui qui participe ainsi à la générosité de Dieu lui-même. Il donne un fondement solide à toute son existence. Voilà le chemin qui va vers la vie. Jésus le décrit resserré. Mais il n’est pas étriqué : il mène tout droit au but, vers le Père. Ce chemin, c’est Jésus lui-même : il nous conforme à Lui. Alors fixons notre regard sur Lui, Jésus, et nous apprendrons de Lui à poser les gestes qui font vivre. (BG)

 

26 juin

« Qu’as-tu à regarder la poutre dans l’œil de ton frère ? » Pourquoi les hommes sont-ils si durs entre eux ? Pourquoi se jugent-ils sans pitié ? Et si la paille que je vois dans l’œil de mon frère était simplement le reflet de la poutre qui est dans mon œil ! Peut-être ne voit-on finalement chez les autres que ce que nous portons en nous-mêmes. « Ne jugez pas, pour n’être pas jugés. » C’est parce que nous portons en nous-mêmes et sur nous-mêmes un jugement que nous sommes si prompts à juger les autres.  Dieu, lui, ne nous juge pas, c’est-à-dire ne nous condamne pas. Juger les autres, c’est se positionner au-dessus des autres ; alors que nous avons à nous témoigner les uns aux autres de l’immense tendresse de Dieu, de sa miséricorde infinie. De plus, le meilleur moyen de guérir quelqu’un, c’est de lui témoigner de l’amour dont Dieu l’aime. (BG)

 

23 juin

En ce jour où nous fêtons le Sacré-Cœur de Jésus, il est bon de nous laisser bouleverser par la présence du Seigneur qui sait se faire si proche : « J’ai aimé Israël dès son enfance, dit le Seigneur par la bouche du prophète Osée, je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse. » C’est extraordinaire que déjà dans l’ancien testament, l’humanité de Dieu soit ainsi exprimée alors que pour les Israélites Dieu reste le Tout-Autre même s’Il se fait tout proche. Le sommet de la présence de Dieu culmine dans l’humanité pleine de tendresse avec laquelle Il accompagne son peuple. Quand nous n’arrivons plus à trouver de qualificatifs pour désigner quelque chose d’extraordinaire, parfois nous disons : « C’est divin ! » Eh bien, le Seigneur pour évoquer l’extraordinaire de sa présence, il dit : « C’est humain ! » En nous aimant ainsi, Dieu nous révèle la dignité de notre condition. (José)

 

22 juin

« Vous donc, priez ainsi : Notre Père… » La prière chrétienne ne peut pas se réduire à un marchandage et encore moins à un rabachage de formules incantatoires. Elle consiste d’abord à se mettre dans le rayonnement de la tendresse d’un Père qui nous aime, pour se laisser pénétrer par son projet d’amour sur nous. Sa volonté, c’est précisément son Amour, son amour créateur, son amour miséricordieux. La prière devient alors reconnaissance confiante de sa bonté qui fait vivre et qui pardonne. Et cette prière nous met en communion avec toute l’humanité appelée à entrer dans cette relation filiale avec ce Dieu-Père. Nous disons pour cela : NOTRE Père ! (BG)

 

21 juin

« Evitez d’agir devant les hommes ». Il y a une façon d’accomplir les ‘bonnes œuvres’ qui n’est qu’une manière déguisée de se rechercher soi-même. Il y a une façon de prier qui n’est qu’une manière déguisée de se faire admirer des hommes. Ce qui est fait pour être vu des hommes, Dieu ne le voit pas. Mais ce qui est fait pour lui, et seulement pour lui, n’échappe pas à son regard, parce qu’il en est touché. Son regard est plein de bienveillance et de tendresse. Et nous-mêmes, dans le secret de notre cœur, nous rencontrons le Père, quelque soit notre offrande : jeûne, aumône ou prière… Une invitation à retrouver le chemin de notre cœur, où habite l’esprit qui murmure, comme une eau vive : « viens vers le Père ! » (BG)

 

20 juin

« Eh bien moi je vous dis : aimez vos ennemis ». L’amour de Dieu est gratuit. Il se manifeste par les dons qu’il accorde aux bons comme aux méchants. Vivant dans le rayonnement de Dieu, le disciple de Jésus se laisse guider par un amour semblable. Il aime ses ennemis, ceux-là même avec lesquels il a à lutter. L’appel que nous adresse aujourd’hui Jésus va bien au-delà des sentiments. Jésus nous appelle à être le reflet de la perfection de Dieu qui n’est qu’Amour. Cette perfection ne pourra être que l’œuvre de l’Esprit répandu en nos cœurs. (BG)

 

19 juin

La violence est bien trop présente au quotidien ! Comment la défier ? Laissons la parole à Jésus : « eh bien moi je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ». Jésus veut stopper la spirale de la violence. Cela paraît si naturel de se venger, que tout le monde le fait. Eh bien non, Jésus propose un retournement qui commence très réellement quand nous avons le courage de dire non à notre propre violence. Pas la violence de l’autre, la nôtre. Au volant, au travail, devant la télé quand on a envie de crier des mots qui tuent ou qui blessent. On ne peut pas toujours se maîtriser parfaitement contre un forcené ou un sournois. Mais on peut lutter contre la montée en soi de la violence, contre des paroles et des gestes de violence, parce que l’on sait que cela ne fait du bien à personne. Aujourd’hui, pensons que Jésus est avec nous pour défier la violence et apporter la douceur et la paix. (FL)

 

18 juin

« Il en est du Règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champ… » Voilà un geste qui nous concerne tous : un homme qui jette le grain ! Ce n’est pas un geste banal. Il ne jette pas des cailloux, ni un mégot, ni un emballage vide : il jette le grain, des semences, quelque chose qui cache en soi une dynamique surprenante et qui va se transformer, évoluer et produire du nouveau. Quelque chose va changer la surface de la terre, c’est sûr : la terre est secrètement habitée, fécondée ! Merveilleuse image qui nous fait saisir quelque chose du présent et de l’avenir du règne de Dieu sur la terre ! La semence, c’est une mentalité nouvelle que Jésus est venu inaugurer et qu’il nous invite à adopter : une mentalité qui donne un regard nouveau sur les êtres et les choses et qui doit se traduire par un comportement nouveau. Il y a là un appel de Jésus à poser, sans compter, des gestes qui font vivre et qui vont permettre au Règne de Dieu d’advenir en notre monde aujourd’hui. (BG)

 

17 juin

« Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’ ; quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’ ». Dans le sermon sur la montagne, Jésus nous invite à ressembler au Père dans toute notre conduite. Dans nos paroles, il nous faut fuir toute duplicité. Le disciple du Christ vit dans le rayonnement de la Parole de Dieu. Sa Parole est une Parole d’amour prononcée sur toute la création au commencement du monde. Il tient parole et sa parole nous tient : c’est elle qui nous donne consistance. Sa Parole s’est incarnée en Christ : elle est Lumière pour notre vie ! Quelle confiance Dieu a en nous pour nous appeler à Lui ressembler en nos paroles. (BG)

 

16 juin

Bonne fête de la Saint Bernard ! Bernard fut un homme qui a su conjuguer deux attitudes complémentaires : l’attitude du pèlerin qui choisit pour patrie le chemin et celle de l’homme attentif au besoin des autres sachant reconnaître les urgences qui vont solliciter toute son énergie. C’est ainsi par exemple qu’il édifia un refuge, le futur hospice, pour sécuriser un itinéraire et favoriser un passage. Ces deux attitudes sont complémentaires, car celui qui ne va pas sur les chemins ne peut connaître les détresses et espérances de ses frères en humanité. Celui qui est trop bien installé chez lui risque de se leurrer et de refuser d’envisager des réalités qui menace son confort. Que saint Bernard nous accompagne sur ce chemin d’errance et d’ouverture à nos frères et sœurs, car ainsi notre patrie ne sera plus uniquement le chemin, mais aussi le cœur de nos frères et sœurs. (José)

 

15 juin

Bonne fête-Dieu ! La fête du Saint-Sacrement est l’occasion de nous rappeler que pour qu’il y ait sacrement il faut toujours la rencontre d’une présence humaine et d’une présence divine. Si l’une fait défaut, le sacrement n’existe pas ! Aussi, lorsque peut-être nous processionnerons aujourd’hui dans les rues de nos villes avec le Saint-Sacrement, n’oublions pas d’avoir la même présence agenouillée aussi bien devant l’hostie que devant toute la réalité humaine que nous traversons. Si nous sommes tentés de faire de l’hostie un absolu, nous risquons de fuir notre humanité, cette humanité précisément que Jésus est venu rejoindre par l’Incarnation et pour qui il a donné sa vie ! (José)

 

14 juin

« Je ne suis pas venu abolir mais accomplir la Loi et les prophètes », dit Jésus en parlant des écrits de L’ancien Testament et de l’histoire du peuple juif. L’accomplissement parfait de la Loi, c’est l’amour. Jésus est l’Amour qui a donné sa vie pour nous sauver de la mort éternelle. Sa parole est vivante, elle donne sens à notre vie. Elle n’est jamais dépassée ni du passé parce qu’elle nous rejoints dans le moment présent pour nous faire vivre d’amour. Jésus est venu non pour ajouter quelques prescriptions plus fines, mais pour révéler le secret d’affiner toute loi. Non plus se demander jusqu’où on peut aller sans péché, mais comment on peut aller jusqu’au bout de l’amour. (FL)

 

13 juin

Que les gens en vous voyant vivre, aient envie de rendre gloire à Dieu » (Mt 5,16). Une cancéreuse avouait à l’aumônier : «  J’aime vous écouter, vous me faites penser à Dieu. Mais au moment où sœur Pascale me soigne, je sens que Dieu est en train de m’aimer ». Il y a deux annonces de Dieu : les paroles et le comportement des croyants. « En vous voyant vivre ». Le courage d’accomplir notre tâche quotidienne au plus près de notre conscience en voulant faire la volonté de Dieu est un témoignage qui porte du fruit. Quand les gens découvrent un être visiblement magnifique à force de confiance en Dieu, ils sont impressionné: « si c’est la foi, ça vaut peut-être le coup ».  (FL)

 

12 juin

Dans l’évangile de ce jour, une parole, un refrain scande le discours de Jésus sur la montagne : “Heureux”. Dès le début de son sermon sur la montagne, Jésus veut donner le ton de la vie dans le Royaume : la joie, la consolation, la miséricorde. Mais les destinataires de cette parole qui revient comme un refrain nous paraissent déconcertants ; Jésus lance ces béatitudes en faveur des déshérités de cette vie. Bienheureux les pauvres de cœur, les doux, ceux qui pleurent, ce sont ceux-là qui semblent être destinés les premiers au Royaume. Révélation bouleversante d’un Dieu qui se veut proche de ceux qui se sentent délaissés du monde, mais qui invite tout chrétien à tendre vers ces béatitudes. Et c’est la charte de la vie chrétienne : vivre les béatitudes au quotidien est à la base de tout un programme de vie intérieure pour arriver à la sainteté. Et c’est dans la mesure où on se laisse rejoindre par Dieu dans notre misère qu’on pourra entendre les béatitudes comme des paroles nous invitant à espérer, parfois contre toute espérance. (RD)

 

11 juin

« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ! », c’est ainsi que commence tout rassemblement eucharistique. C’est aussi la parole et le geste qui souvent introduisent  notre prière personnelle. C’est au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit que nous sommes appelés à vivre, à nous engager. Notre mission est bouleversante en même temps qu’inimaginable : c’est notre vie qui révèle aujourd’hui la présence trinitaire de Dieu. Il nous faut être à la fois engagés pour répondre à l’appel de Jésus : « Allez donc de toutes les nations faites des disciples… » et à la fois dépouillés de nous-mêmes afin que le visage du Père, du Fils et de l’Esprit puisse transparaître au travers du nôtre. C’est d’ailleurs ainsi que nous pouvons expérimenter comme en germe la qualité de vie de Dieu au sein de la Trinité. Bonne fête de la Trinité ! (José)

 

10 juin

Un scribe sommeille dans le cœur de chacun d’entre nous. Dans ce même cœur, un Jésus sommeille. Laissons-le y convertir le scribe pour qu’une fois habité par son seul Esprit, notre effort à rendre le monde conforme au désir de Jésus devienne agissant et crédible. A la question : “Comment faire pour rendre le monde meilleur ?”, un sage septuagénaire allemand répondait : « A vingt ans, j’étais convaincu de pouvoir radicalement changer le monde et, pendant dix ans, je fus affilié à une organisation internationale. A trente ans, l’expérience m’obligeant à plus de réalisme, je n’ambitionnais plus que le changement de l’Europe. A quarante ans, mes illusions encore réduites, se focalisèrent sur l’Allemagne. A cinquante ans, je me contentais modestement d’une province. A soixante ans, je ne dépassais pas les limites d’une ville. A septante ans, il me devient enfin évident que je devais commencer par ma personne. Cela fait, je changeai mon voisin qui changea son voisin… ». « Une âme qui s’élève élève le monde », affirme sainte Thérèse. (RD)

 

9 juin

« Et la foule, qui était nombreuse, l’écoutait avec plaisir. » C’est ainsi que saint Marc conclut ce passage d’évangile que la liturgie nous présente aujourd’hui à la méditation. Cette joie de la foule ne provient-elle pas d’une réponse à une attente, de ce sentiment de compter aux yeux de Dieu ? Dans cette relation avec Jésus, tous ses auditeurs sentaient la proximité de Dieu et étaient automatiquement plongés dans une sérénité que l’incroyant ne parvient pas à comprendre. La joie de Dieu ne s’explique pas avec la raison. Elle habite le cœur de l’homme dans la mesure où celui-ci veut s’insérer dans une relation d’amour avec Dieu, et c’est là qu’elle illumine toute relation humaine. Jésus enseigne avec autorité, mais une autorité qui dévoile sa puissance dans la faiblesse et qui vient libérer l’homme de son esclavage du péché. Dans notre relation d’écoute, nous pouvons vérifier si nous sommes disposés à nous laisser libérer de nous-mêmes. Quand nous entendons la parole de Dieu, sommes-nous prêts à l’écouter avec plaisir ? (RD)

 

8 juin

« Souviens-toi de Jésus-Christ. » En quelques mots, saint Paul résume sa foi : « Jésus est ressuscité. Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons. » Une certitude toute simple capable de donner sens et d’orienter toute l’existence. Il importe de la rappeler en tout temps, en dépit de ceux qui voudraient « enchaîner la parole ». Cette parole est nourriture de vie ; elle est donnée, toute pure et vivante, à chaque communion. Puisse-t-elle devenir de plus en plus le secret de notre vie, jusqu’à ce que ce ne soit « plus moi qui vis, mais Jésus en moi » ! (BG)

 

7 juin

« Je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu. » Laissons-nous interpeller par cette injonction de Saint Paul à Timothée ! Au jour de notre baptême, l’Esprit a déposé en nos cœurs ses dons : don d’une vie nouvelle, don d’un amour qui défie la mort ; il fait de nous des témoins du Christ vivant et ressuscité, des témoins de l’Evangile. Il nous fait connaître la liberté des enfants de Dieu. Par quel esprit nous laissons-nous guider pour poser nos choix de vie concrets ? Ne laissons pas mourir le Feu de son Amour en nos cœurs. Puisse la prière raviver sans cesse ce Feu ! Nous avons reçu une vocation sainte, celle de tenir présente en notre monde la puissance de la résurrection, par la force de l’Esprit Saint. (BG)

 

6 juin

« A César, rendez ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12). Jésus répond à des pharisiens qui lui tendent un piège et lui demandent s’il est permis de payer l’impôt à des empereurs. Jésus ne vient pas semer le désordre, il veut tout ordonner au bien et à l’unité. Il ne vient pas inciter à la révolution contre l’occupant, mais inaugurer la révolution de l’amour. En rendant à Dieu l’hommage qui lui est dû, à savoir l’adoration et l’obéissance à ses commandements, nous sommes invités à travailler pour le bien publique, à respecter les lois à moins qu’elles soient contraires à la loi divine ou naturelle. Afin de pouvoir rendre commençons par accueillir l’amour infini et incessant de Dieu pour nous. Ainsi beaucoup de choses se mettront en place. (FL)

 

5 juin

« Ils respecteront mon fils » se dit le maître de la vigne dans cette parabole où les vignerons avaient tué les serviteurs qui venaient cherché le produit de la vigne. Eh bien non les vignerons ont tué aussi le fils pour garder l’héritage. C’est une parabole qui avait valeur de prophétie pour les juifs. Pour nous cette Parole nous montre l’amour sans limite du Père des cieux qui n’hésite pas à envoyer son Fils devant la liberté des hommes. Dieu nous appelle au respect de son Fils parce que nous connaissons son identité et sa mission : il est Dieu et il vient nous sauver du mal et de la mort éternelle. Ce n’est pas nous qui pouvons nous emparer de l’héritage, car il se reçoit en accueillant le Fils. Respecter le Fils c’est croire qu’il me donne tout et fait de moi un fils adoptif de Dieu. Commençons aujourd’hui à faire attention à sa Présence par des petits clins d’oeils qui peuvent devenir des « clins Dieu ». (FL)

 

4 juin : La Pentecôte

Depuis Pentecôte, l’Esprit de Dieu habite secrètement en nous. Il est comme le murmure d’une eau vive qui nous appelle : « Viens vers le Père ! » La vie spirituelle est cet art de l’écoute de ce murmure. Comme les musiciens, il faut travailler l’oreille, affiner l’écoute… l’écoute intérieure, l’écoute du cœur ! Si nous ne l’entendons pas, c’est peut-être que nous sommes trop remplis de préoccupations matérielles et mondaines. Osons nous confronter au silence et faire un effort de désencombrement intérieur. Dieu parle à nos désirs les plus profonds. Il en est la Source… Alors, écoute les aspirations de ton cœur ! Laisse-toi conduire par l’Esprit ! Il te fera connaître l’amour, la joie, la paix. Bonne fête de Pentecôte ! (BG)

 

3 juin

On se demande souvent ce qu’il faut savoir pour pouvoir vivre une vie chrétienne authentique et la curiosité nous pousse quelquefois à chercher des informations pour nous rassurer dans nos attitudes. C’est ce qui arrive à Pierre, après la triple confession d’amour en réparation de son reniement, quand il aimerait savoir ce qu’il adviendrait de l’apôtre Jean. Jésus le renvoie à sa mission qui est de le suivre, d’être en relation d’amour avec lui dans une fidélité constante à sa tâche. Il en est de même pour chacun de nous : c’est dans la mesure où nous nous attachons à l’Essentiel, où nous lui accordons l’importance qui lui est due que nous nous réalisons comme disciples du Christ. Etre dans la main de Dieu, l’aimer et se laisser aimer par lui, lui faire confiance, accepter que, en étant dans le monde, nous n’appartenons pas au monde sont autant d’états d’esprit de celui qui veut suivre et aimer Jésus jusqu’au bout. (RD)

 

2 juin

En conclusion de ce temps pascal, nous sommes invités à vivre la rencontre de Jésus avec Pierre après la Résurrection, au bord du lac. Rencontre intime et solennelle, car c’est un moment de réconciliation entre Pierre et Jésus. De fait, l’apôtre n’avait pas la conscience tranquille à cause de son fameux reniement le soir de la Passion ; il y avait montré une rare lâcheté et désormais tout le monde le savait. Mais les voies de Dieu ne sont pas celles des hommes. Quand le Seigneur choisit quelqu’un, il lui fait confiance jusqu’au bout en le réinvestissant de sa mission s’il y a eu un moment d’infidélité auparavant. Pierre, au cours de cette rencontre avec Jésus, devra regarder sa misère jusqu’au fond de son cœur, il devra se laisser rejoindre par le regard amoureux du Christ pour se laisser guérir et alors il sera prêt à reprendre son engagement comme responsable de la communauté des croyants dans un esprit de service. Il devra ne garder en tête qu’un seul mot, le dernier que lui aura dit Jésus, celui qu’en aucun cas il ne faut oublier : “Toi, suis-moi !” (RD)

 

1er juin

Dans la grande prière de Jésus au moment où il se prépare à passer de ce monde à son Père, Jésus dit à Dieu son Père : « Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore : ainsi, l’amour dont tu m’as aimé sera en eux, et moi je serai en eux. » Cette parole exprime le désir de Jésus en même temps que le cœur de sa mission, le sens du don de sa vie : pour que nous vivions de l’amour de Dieu en recevant en nous le Père et le Fils. En écoutant cette parole, je nous invite à présenter au Seigneur avec gratitude toutes les personnes qui, sur notre chemin depuis notre plus tendre enfance, nous ont orienté, parfois sans le savoir, vers cette Présence secrète qui nous aime à l’intérieur de nous-mêmes. (José)

 

31 mai

Aujourd’hui, nous ne fêtons pas Notre-Dame des Neiges comme la météo pourrait nous le laisser croire, mais Notre-Dame de la Visitation à qui est dédiée l’église de Martigny-Ville. Avec les paroissiens qui partiront en pèlerinage sur les pas de saint Paul, nous avons eu hier une première soirée d’introduction et Bernard Gabioud nous a présenté l’attitude du pèlerin, mais aussi celle du touriste en qui un pèlerin sommeille. Cela me rappelle cette belle distinction entre les deux attitudes : un touriste va pour visiter tandis qu’un pèlerin va pour se laisser visiter. C’est admirable de voir Marie qui conjugue à merveille les deux attitudes elle qui se rend chez Elisabeth pour la visiter alors qu’elle a déjà accueilli en son sein Jésus. Une invitation pour nous à nous laisser habiter intérieurement par celui qui peut transfigurer nos rencontres et nos visites ! (José)

 

30 mai

« Moi je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais confiée » dit Jésus dans sa dernière prière qu’il adresse à son Père. Quelle est cette œuvre du Père ? C’est le salut apporté à l’humanité, parce que nous sommes aimés de Dieu. Quelle que soit l’obscurité et l’insignifiance de notre situation présente, nous sommes aimés de Dieu. C’est là le message transformant qui sans rien changer à l’extérieur, change en réalité la signification de mon être. Je peux me sentir abandonné dans un monde qui va à la dérive, je suis aimé de Dieu. Dieu se donne pour moi et il donne pour moi ce qu’il a de plus cher : son Fils. En l’accueillant, j’entre dans la vie divine, bonheur sans fin. (FL)

 

29 mai

 « Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix », dit Jésus. S’il y a une chose à laquelle nous aspirons tous, c’est bien la paix dans le monde et plus immédiatement la paix dans notre cœur. On la trouve dans la présence du Christ. C’est la Bonne Nouvelle qu’il porte avec lui. Tout ce qu’il nous dit c’est pour faire triompher la paix, la vérité et la vie. La paix du cœur se reçoit lorsque nous nous confions totalement à Jésus. Peu à peu apparaît l’absolu priorité du Christ sur toutes les tensions intérieures. Qu’est-ce tout ce que nous pouvons générer de soucis et divisions en comparaison de la paix apportée par Jésus. Plus nous croyons que Jésus est la paix du cœur, plus nous désirons rester avec lui et agir comme lui. La paix commence maintenant ! (FL)

 

28 mai

« Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde », comme Jésus a été envoyé au monde, mais n’est pas du monde. Le monde, l’esprit du monde, c’est là où l’homme prétend se suffire à lui-même. Voulant être le maître absolu de son destin, ainsi que du monde, il s’enferme dans un monde étroit où ne passe plus le souffle originel, le Souffle de Dieu. Jésus, Lui, refuse de se poser comme le centre du monde. Au cœur de son cœur, il y a la Parole de son Père, Parole qui lui donne toute sa consistance, toute sa grandeur, toute sa dignité : « Tu es mon Fils Bien-Aimé, en toi je mets tout mon amour ». Cette parole, il nous la donne, pour que nous vivions, nous aussi de cet Amour, dans cette tendresse du Père. Jésus nous envoie au monde pour témoigner à nos frères et sœurs de cet Amour qui est le secret de notre foi chrétienne et qui fait notre communion. (BG)

 

27 mai

En écoutant la parole que le Seigneur donne dans l’évangile d’aujourd’hui, nous mesurons mieux encore que sa Résurrection n’est pas seulement l’événement qui a lieu une fois et qui s’inscrit dans l’Histoire comme tous les événements. La Résurrection du Sauveur inaugure une nouvelle relation entre Dieu et les hommes. Désormais il y a entre eux un échange réel et concret, qui surpasse toute relation qui ne serait que de mots et d’idées. Ainsi, Jésus insiste sur son origine. “Je suis  sorti du Père et je suis venu dans le monde.” Et il précise sa destinée : “Je quitte le monde et je vais au Père.” Il est venu et Il retourne comme la pluie qui vient du ciel, féconde la terre et remonte au ciel. Comme la parole du maître, qui procède de sa sagesse, est reçue par le disciple qu’elle enseigne et revient au maître. Et c’est dans cet échange, sur la réalité duquel on n’insistera jamais assez, que se fonde la prière de demande. Sachons demander l’essentiel au Père en invoquant le nom de Jésus, et nous serons sûrs d’obtenir l’Esprit de vérité qui nous enseignera à prier et à demander ce qui est nécessaire pour arriver au salut. (RD)

 

26 mai

Qui n’a jamais éprouvé un sentiment d’angoisse devant une épreuve de la vie qui aurait pu avoir de graves conséquences pour l’avenir ? C’est de cela que Jésus prévient ses disciples au moment de souffrir sa passion quand il leur dit : « Vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. » Souvent l’épreuve prépare à son insu l’homme à vivre une liberté plus grande dans le futur. Le Christ promet au-delà des épreuves de ce monde une joie sans comparaison : non pas avec l’intention de faire oublier passagèrement les misères actuelles, mais de renouveler en chacun la foi dans la victoire de la vie sur la mort. L’épreuve qui renvoie l’homme au plus profond de l’abîme parfois peut être comparée à une mort, mais celle-ci s’avère nécessaire pour arriver à une résurrection. Si l’on sait regarder nos épreuves avec les yeux de la foi, celles-ci s’éclairent d’un sens nouveau, car la puissance de Dieu donne toute sa force dans la faiblesse : c’est en passant par la défaite de la mort que Jésus nous mène à la victoire de la Résurrection. (RD)

 

25 mai  Ascension

« Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite du Dieu » (Mc 16,19). A l’Ascension, on ne pleure pas un départ, on célèbre un accomplissement. Jésus ressuscité a accompli l’œuvre de son Père et nous assure sa Présence qui dépasse le temps et l’espace. Mais le Christ ne reste pas inactif, goûtant un repos bien mérité. Il a promis de travailler tous les jours avec nous, pourvu que nous entrions dans le dynamisme de l’Esprit-Saint. Les méthodes, toujours neuves en apparence, sont les mêmes en profondeur : aimer les autres au point de leur faire désirer connaître Celui qui anime en nous un tel amour. C’est à une ascension d’amour que nous sommes appelés. (FL)

 

24 mai

 Quand il viendra lui l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière » (Jn 16,13). Jésus parle de l’Esprit-Saint, le maître intérieur, qui me permet de distinguer le bien et le mal, mais surtout me fait comprendre les paroles du Christ. En moi se trouve donc la réalité par excellence. Ce que je dois donner à mes frères, c’est surtout la sève qui monte du fond de mon être, voix ténue de l’Esprit de vérité qui stimule et éclaire. Si je me tourne vers Dieu, si je me mets à l’aimer d’un amour vrai, concret, de tous les instants, une voix se détache de temps à autre qui est comme un rai de lumière s’introduisant dans mon esprit : je vois ce qui est bien pour moi maintenant ; la volonté de Dieu dans la vérité du moment. (FL)

 

23 mai

L’Ascension approche, les disciples regarderont bientôt vers le Ciel pour chercher Celui qui les précède en Galilée. Au premier matin de Pâques c’était un tombeau vide qui fut le signe de la résurrection. Comment dire de manière plus éloquente que la vie du Christ ressuscité nous est réellement donnée au travers d’une absence ? Oui Dieu est absent et c’est pourquoi nous nous rassemblons en son Nom… Et Il est là au milieu de nous, ajoute la Parole de Dieu. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus appelle ses disciples à ne pas avoir le cœur triste à cause de son départ puisque l’Esprit Saint leur sera donné. Quoi de plus insaisissable que l’Esprit, le Souffle de Dieu ! C’est l’absence de Dieu qui nous fait vivre ! Ou pour le dire de façon moins provocatrice : c’est la discrétion du Dieu présent en nos vies qui nous permet d’exister pleinement ! (José)

 

22 mai

« L’Esprit de vérité qui procède du Père, il me rendra témoignage. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que, depuis le commencement, vous êtes avec moi. » Dans ces ultimes paroles de Jésus à ses disciples, nous découvrons que notre mission est ajustée à l’œuvre de l’Esprit. C’est comme si l’accueil en nous de l’Esprit fait de notre humanité remise entre les mains de Dieu, le lieu d’une nouvelle Incarnation de la Parole,  c’est comme si nous étions appelés à devenir une « présence continuée de Jésus ». Dans notre mission de témoin, notre souci n’est pas de témoigner, mais d’être avec Jésus ! Rappelons-nous que c’est toujours l’autre qui peut nous reconnaître comme témoin du Christ, notre souci est donc de tisser une intimité avec le Christ, mais pas de chercher à témoigner ! (José)

 

21 mai

« Demeurez dans mon amour ». Quel abîme ! Jésus nous offre son amour comme une demeure, un lieu d’enracinement. Et son amour est celui-là même qu’il  reçoit de son Père. Cet amour, c’est le secret de sa vie : un amour qui lui donne pleine consistance et confiance et totale liberté. Il nous faut demeurer là comme des amis qui partagent le secret de sa vie. Comment y demeurer ? En aimant à notre tour le Seigneur et nos frères comme nous sommes aimés. C’est cela le royaume dans lequel Jésus veut nous introduire. Alors, n’hésitons pas à aller puiser en Lui cet amour : à chaque Eucharistie, il nous le donne pleinement, et c’est gratuit ! (BG)

 

20 mai

« Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. » Voilà que le ton des adieux change soudain ! Si Jésus a affirmé à ses disciples qu’ils trouveraient la paix, la joie et la confiance en restant unis à lui, cela ne saurait signifier qu’ils échapperont aux difficultés. Demeurant un avec lui, ils partageront son sort. Ils doivent donc s’attendre à la persécution de la part d’un monde fermé au message de son amour. « C’est pour cet amour qui nous est demandé que nous devons avec courage supporter la haine du monde. Le monde, c’est inévitable, doit nous haïr, dit saint Augustin. En effet, nous n’aimons pas ce qu’il aime. » Aujourd’hui, l’indifférence a succédé aux persécutions. Cela nous fait mal, surtout quand les indifférents sont nos proches. Si Jésus a aimé ses persécuteurs jusqu’au bout, nous ne pouvons pas, avec lui, faire moins. Aimons en silence ce monde qui s’oppose à Dieu. (BG)

 

19 mai

Par ce commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, Jésus veut nous inviter à une aventure d’amour. L’importance d’aimer comme il nous a aimés dévoile la grandeur de l’amour comme don de soi-même pour construire le Règne de Dieu dans une communauté ; Jésus a en fait tout risqué pour  venir à la rencontre de l’homme : lui qui, de condition divine n’a pas jugé bon d’être traité à l’égal de Dieu, mais s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix (Ph. 2, 6-8). L’aventure de l’amour engage totalement celui qui veut s’y lancer à la vivre dans la confiance et dans le don total de soi-même, quelle que soit sa vocation. Avec Jésus, il n’y a pas d’élitisme : tous sont appelés à répondre à son appel car tous sont invités au Royaume. Jésus souligne encore “qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime”. Comment peut-on savoir si on aime selon le cœur de Dieu ? C’est dans la mesure où on ose se donner soi-même gratuitement pour le bien de nos proches. (RD)

 

18 mai

Un matin, au bord du lac de Tibériade, le Seigneur ressuscité demande par trois fois à Pierre s’il l’aime. Ce n’est pas une demande fortuite. Au contraire, il faut y voir Dieu qui interroge, en la personne de Pierre, son Eglise et donc à travers elle toute l’humanité. Il lui demande : M’aime-tu ? C’est que l’amour appelle l’amour. Avons-nous assez mesuré ce que veulent dire ces simples mots : Dieu nous aime ? Avons-nous entendu Jésus nous dire : Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ? Il nous faut laisser le Seigneur nous le redire, car personne ne peut dire en vérité qu’il aime Dieu s’il n’a d’abord entendu Dieu lui dire, par la bouche de Jésus, de quel amour il nous aime. Un amour maternel : cet amour qui donne confiance, qui relève, qui réconcilie, qui rend fort pour la vie et surtout qui rend libre, libre pour aimer. C’est cet amour incomparable qui suscite en nous une joie immense, la joie de celui qui se sait aimé. Jésus peut demander à Pierre : M’aimes-tu ? Lui qui a dit : « Je t’ai aimé, de l’amour dont m’aime le Père. » (RD)

 

17 mai

« Je suis la vraie vigne. » Par cette affirmation, Jésus se présente comme le vrai peuple de Dieu. En effet, dans l’Ancien Testament, Israël a été souvent représenté comme la vigne du Seigneur de l’Univers et cette image est restée très familière dans l’esprit des disciples de Jésus. En se comparant à la vigne, le Christ veut faire comprendre qu’il est le nouvel Israël, image éclairée et expliquée par Paul quand il dit que l’Eglise est le corps du Christ et le Christ lui-même en est la tête ; cela nous fait comprendre l’importance de l’agit chrétien en vue de la construction du Règne : comme la vigne ne peut produire du fruit en dehors des sarments, ainsi Jésus n’a d’autres mains que les nôtres pour faire son travail aujourd’hui. Audace de Dieu qui s’abandonne à l’homme en lui faisant entièrement confiance. A notre tour, laissons-nous émonder par la Parole du Père pour grandir dans son amour et porter des fruits de vie. (RD)

 

16 mai

« Il faut que le monde sache que j’aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m’a commandé » (Jn 14,27). L’amour de Jésus pour son Père nous apparaît normal et sans difficulté, allant de soi parce qu’il est Dieu. Or Jésus manifeste son amour pour son Père dans l’obéissance totale jusqu’à perdre sa vie sur la croix pour accomplir la volonté de son Père de nous sauver. Jésus se soumet à la volonté de son père, mais cette soumission devient exaltation et glorification. L’amour de Jésus pour son Père est don sans réserve et abandon total en la volonté du Père. C’est un exemple de vie qu’il nous donne : faire ce que le Père nous commande c’est lui dire notre amour. Que nous commande-t-il ? sinon d’accueillir son Fils et de nous aimer comme des frères et sœurs. C’est notre vie et notre véritable bonheur. C’est toujours possible de commencer !!! (FL)

 

15 mai

« L’Esprit-Saint que le Père enverra en mon nom, lui vous enseignera tout et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit ». Jésus ressuscité ne nous laisse pas orphelins. L’Esprit-Saint nous rappelle les Paroles de Jésus qui nous accompagnent au quotidien. Si nous nous tournons vers Dieu, si nous nous mettons à l’aimer d’un amour vrai, concret, une voix se détache de temps à autre, dans le concert de toutes celles qui accompagnent notre vie. Mieux qu’une voix, c’est un rai de lumière qui s’introduit dans notre esprit, une pensée presque imperceptible, plus pénétrante et délicate que les autres. C’est l’Esprit-Saint qui souffle à l’oreille de notre cœur le chemin de l’amour, de la vérité et du bien. On peut lui dire « allo, j’écoute » ! (FL)

 

14 mai

Bonne fête à toutes les mamans ! « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit. » L’expérience de la maternité nous ouvre à ce mystère de l’inhabitation de Dieu en nous, de ce Dieu qui désire établir sa demeure en nous. L’image de la vigne qui nous est offerte ce dimanche exprime qu’il y a de la sève de Dieu qui coule dans les artères de notre vie. Nous sommes le sarment dépendant de la vigne et du travail du vigneron, mais si nous acceptons ces dépendances qui font vivre, nous portons beaucoup de fruit. « En dehors de moi, vous ne pouvez rien faire ! » Cette parole de Dieu, je ne peux me l’approprier sans devenir aussitôt le centre du monde. Cette Parole, seul Dieu peut la prononcer en vérité car Il ne se recherche pas lui-même, Il est tout orienté vers le sarment qu’il nettoie attentivement. Vais-je accueillir cette Parole en laissant Dieu être source de ma vie ? (José)

 

13 mai

« Montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Cette question de Philippe à Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui pourrait trouver une résonance dans bien de réflexions actuelles. Celui qui cherche Dieu serait bien content de le trouver à travers une solution toute faite à ses problèmes. Mais Jésus invite encore une fois de plus à approfondir cette foi qui cherche à tâtons cette source de la vie : “Croyez au moins à cause des œuvres.” Que de fois nous cherchons Dieu en dehors de Jésus, nous faisant souvent une image déformée de notre créateur alors que Jésus nous révèle son vrai visage par sa prédication, mais plus encore par l’exemple de sa miséricorde qu’il nous livre à travers toute sa vie. Dieu, qui est au-delà de tout et dont aucun mot ne peut dire en vérité qui il est, s’est mis à notre portée. L’humanité de Jésus nous fait accéder à la divinité du Père et élève nos regards vers Celui que nul n’a jamais vu. A nous de nous laisser habiter par cette parole de Jésus : “Qui me voit, voit le Père.” (RD)

 

12 mai

La lumière de Pâques éclaire tout l’évangile. Elle éclaire la question de Thomas, question de petit enfant perdu cherchant son chemin. Elle éclaire surtout la réponse du Seigneur que les générations de fidèles n’ont cessé de redire, car ils y puisent leur force et leur joie : “Je suis le chemin, la vérité et la vie.” Le chemin, car dans l’histoire du peuple élu, le Seigneur lui a tracé la route à suivre pour accéder à la Terre Promise depuis sa sortie du pays d’Egypte jusqu’à son arrivée dans le pays de Canaan. La vérité, car l’homme devient libre dans la mesure où il adhère à la vérité de l’amour et celle-ci nous est enseignée par le Christ à travers toute sa prédication. La vie, car celle-ci vient du Père et est un don offert à chacun gratuitement. Le Christ est cette vie, vie de l’âme et du corps, vie humaine et divine, vie charnelle et vie spirituelle, vie éternelle, vie que nul ne peut donner sinon lui que le Père a ressuscité des morts. Voilà ce qui donne aux baptisés cette grande force paisible : leur trésor est une personne, Jésus-Christ, qui vient d’auprès de Dieu et qui règne à la droite du Père. (RD)

 

11 mai 2006

« Après avoir lavé les pieds de ses disciples… » Saint Jean vient de nous donner à contempler Jésus dans ce geste du lavement des pieds. Toute la personnalité de Jésus se donne dans ce seul geste : « lui qui avait aimé les siens les aime jusqu’à l’extrême ». Il ira jusqu’au bout de ce qui, seul, finalement donne sens à toute sa vie et l’illumine : l’amour ! « Le messager n’est pas plus grand que celui qui l’envoie » : Jésus confie à ses disciples d’être les messagers de son amour. Nous le serons en vérité en posant les mêmes gestes d’amour : seuls les actes que nous posons engagent sérieusement le sens de nos vies. Vienne l’Esprit susciter en nous cet engagement concret de l’amour dans le don de nous-mêmes ! (BG)

 

10 mai

« Je ne suis pas venu juger le monde, déclare Jésus, mais le sauver ». Jésus s’affirme comme un phare venant guider tous les hommes. Sa lumière est celle même de son Père qui rayonne par sa Présence et dans ses œuvres. Confrontés à cette lumière, les hommes montrent de quel parti ils sont. Ceux qui se laissent guider par elle sont sauvés. Ceux qui la refusent se condamnent eux-mêmes. Jésus est confronté ici au mystère du mal, à ce refus incompréhensible de la lumière : il s’y trouve impuissant, totalement désarmé. Il ne pourra que mourir d’amour pour ceux-là même qu’il ne peut cesser d’aimer et qui le refusent. On sent poindre à l’horizon toute sa passion, où va se révéler, sur son Visage de Crucifié, un Dieu d’amour. (BG)

 

9 mai

«Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ». Il est un cliché qu’il fait tout de suite bannir ; celui d’être comme des moutons qui suivent en troupeau, aveuglément et sans liberté un berger anonyme. Jésus se compare au Bon Pasteur qui connaît chacune de ses brebis d’une manière unique et pour qui il va jusqu’à donner sa vie. Ecouter la voix de Jésus c’est entendre l’appel à la vie et au bonheur qui montent du fond de notre être. Les paroles de Jésus ne s’entendent pas seulement avec les oreilles, mais avec le cœur qui se laisse toucher et transformer. Ma journée devient ainsi une suite dans l’amour de Jésus qui Lui est vie éternelle. (FL)

 

8 mai

 « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10,10). Ce verset 10 du chapitre 10 de saint Jean est à retenir comme on retient le no. De son téléphone ou le code de sa carte de crédit. Jean 10, 10 pour vivre de la vie même de Jésus. Il n’y a pas devant Jésus des chanceux et des malchanceux, Jésus est pour tous une « chance », une grâce : la Vie. Avec Jésus on peut toujours entreprendre, progresser, supporter, offrir de telle sorte qu’on existe davantage. On a enfin trouvé le moyen d’exister plus en aimant plus. Avec cet amour on fait exister les gens autour de soi. N’est-ce pas cela « vivre en abondance ». (FL)

 

7 mai

Tous les ans, le quatrième dimanche de Pâques, l’Eglise invite à méditer la parabole du Bon Pasteur ainsi qu’à prier pour les vocations sacerdotales. Le Christ nous y est présenté comme celui qui s’engage à l’égard de la communauté des baptisés, comme le vrai pasteur qui s’occupe des brebis à sa charge, non avec une mentalité de mercenaire, mais avec le souci de prendre soin de chacune d’entre elles. Quand Jésus affirme qu’il donne sa vie pour ses brebis, il révèle qu’il ira jusqu’au bout de son engagement à l’égard de chacun de nous. Sous l’apparence douce et poétique du pasteur au milieu de ses brebis, Jésus se fait connaître comme celui qui nous invite à la douceur pour mieux mener à bien le dur combat de l’amour qui veut unifier la communauté humaine contre les forces du mal qui s’emploient à la diviser et à en disperser les membres ; paradoxe de l’agir de Dieu dans notre histoire : alors qu’on s’attendrait de sa part à une intervention temporelle pour sauver le genre humain, Dieu sauve par l’Amour qui se donne et rassemble dans l’unité ses enfants dispersés. (RD)

 

6 mai

« Ce qu’il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l’écouter ! » Beaucoup de disciples se détournent de Jésus au moment où il les introduit dans le mystère de sa Présence donnée en nourriture. Certes l’expression de manger la chair et de boire le sang est à première vue scandaleuse et irrecevable, mais Jésus donne un autre motif qui explique la réaction hostile de la multitude des disciples qui l’abandonneront : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas ! » La vie dans l’exigence du don de soi et dans son dynamisme fait peur ! La confiance en la vie est une grâce à demander, car sans elle, nous ne sommes que l’ombre de nous-mêmes. Les disciples qui continuent à suivre Jésus le savent : « A qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (José)

 

5 mai

« Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? », c’est le cri de Dieu qui retourne l’homme vers l’intérieur de lui-même. Paul avant sa conversion vit dans une toute-puissance destructrice : il s’octroie le droit au nom de Dieu de poursuivre les disciples du Christ. La toute-puissance rend aveugle et incapable de reconnaître un chemin de vie et de lumière, c’est ce que le Seigneur lui révèlera sur le chemin de Damas. Saul emprisonnait les chrétiens, il a maintenant besoin d’être lui-même libéré : frappé de cécité, il doit consentir à se laisser guider, à être pris par la main comme un enfant. C’est ainsi que Paul passe de la toute-puissance à l’alliance qui ne peut se tisser que dans la confiance en un Autre que lui-même. (José)

 

4 mai

« Personne ne peut venir à moi si mon Père ne l’attire ». Venir à Jésus, c’est exactement, pour saint Jean, croire en lui, se fier à lui, le suivre et fonder sa vie sur lui. Jésus nous assure que pour cela, il faut que le Père exerce sur nous son attraction. Cette attraction est inscrite au plus profond de notre cœur : c’est rien moins que la présence en nous de l’Esprit du Père, la mémoire de notre origine, l’inscription dans notre cœur de sa tendresse. Peut-être celle-ci se manifeste dans ce désir d’être aimé et le désir de vivre qui nous animent tous, si l’on rentre en nous-mêmes, comme le fils prodigue au plus loin de son errance. N’est-ce pas le Fils bien-aimé du Père qui l’entraîne alors dans ce retour d’amour vers le Père ? Alors, écoute ton cœur ! (BG)

 

3 mai : Saint Philippe et saint Jacques

Deux apôtres du Seigneur ! Deux témoins ! Interpellé par la parole que Jésus vient de prononcer : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi le Père », Philippe demande alors simplement à Jésus : « Montre-nous le Père et cela nous suffit ! ». Il n’avait  pas encore compris que Jésus, par toute sa vie, et par sa mort même, nous révèle le Père. Non seulement il nous montre le Père, mais il nous communique sa tendresse ; il nous la fait goûter. Jésus nous donne accès au Père ; il est même le seul chemin vers le Père. Personne ne va au Père sans passer par lui. Le Père est l’intime secret de sa vie. Ecoutons-le ! Regardons-le vivre et agir, pour apprendre de lui à aimer, comme il nous a aimés ! (BG)

 

2 mai

« Moi je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi, n’aura plus jamais faim, celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif » (Jn 6,35). Dans l’eucharistie, Jésus donne tout ce qu’il possède. Le pain et le vin deviennent son corps et son sang par le don. Dieu ne s’est pas seulement fait chair pour nous il y a très longtemps dans un pays lointain. Mais il devient nourriture pour nous à la messe pour apaiser toutes nos faims de vérité, de paix, de bonheur et nous donner sa propre vie. L’incarnation et l’eucharistie sont les 2 expressions de l’amour immense et gratuit de Dieu pour nous. Ainsi le sacrifice de la croix et le sacrifice de la table sont un seul et même sacrifice, don complet que Dieu fait de lui-même, rejoignant toute l’humanité dans le temps et dans l’espace. (FL)

 

1er mai

Nous fêtons saint Joseph, époux de la Vierge Marie et patron des travailleurs. Les Evangiles nous apprennent qu’il exerçait le métier de charpentier. Parlons en du travail ! La vision chrétienne du travail s’inscrit dans le plan du Créateur. Dieu bénit l’homme et la femme et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-là ». L’homme est donc chargé de poursuivre l’œuvre créatrice de Dieu. Le travail ne doit pas devenir déshumanisant mais source de sagesse et d’équilibre. Joseph n’aura pas fait de grand traité sur le travail, mais il a vécu le travail comme un chemin de sainteté. Il était à la bonne école puisque son apprenti était Jésus, le Saint de Dieu. Cela change tout quand Jésus travaille avec nous, ou nous avec lui. Aujourd’hui il est sur nos lieux de travail pour sanctifier notre activité, c’est-à-dire pour nous aider à l’accomplir avec amour. (FL)

 

30 avril

 « Il était là au milieu d’eux »… Mais combien il leur a fallu du temps pour s’éveiller à sa nouvelle et tellement mystérieuse Présence de Ressuscité ! Alors Jésus leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Ecritures. L’événement de sa mort et de sa résurrection est bien dans la ligne de l’œuvre de Dieu. Le Dieu d’amour et de pardon ne pouvait qu’aller jusqu’au bout de l’Amour et du Pardon. Pour nous entraîner au-delà de la mort, il fallait qu’il traverse lui-même la mort. Pour nous apprendre à surmonter la haine avec la seule force de l’amour, il fallait qu’il affronte lui-même la haine et la dérision. Que sa Présence au milieu de nous aujourd’hui nous donne de témoigner de notre foi : ce que nous vivons dans la chair ici et maintenant a un poids d’éternité. (BG)

 

29 avril

Dans ses multiples expériences avec le Christ, la communauté des apôtres a mis un long temps à découvrir l’identité de cette personne qui l’a constituée et aujourd’hui, le Christ apaise ses apôtres qui peinent à ramer à contre-courant et sont épouvantés de le voir marcher sur la mer en les invitant à la confiance : « C’est moi. Soyez sans crainte. » Saint Jean qui nous rapporte ce fait ne tire aucune leçon de cet épisode. Il nous place devant une scène qui peut être une image du monde actuel où l’homme apeuré et fatigué se laisse facilement habiter par la crainte et la peur ; il suffit de voir la course à l’horoscope ou auprès des diseurs de bonnes aventures ou encore toutes les assurances pour se protéger des calamités. Comme dans l’Evangile, le Christ aujourd’hui encore veut nous rejoindre dans nos peurs et invite chacun à la confiance et à la paix. Si l’on croit que par sa Résurrection, Jésus a vaincu la mort, le mal et le péché, même si la barque de notre Eglise est ballottée de tous les côtés, notre espérance reste ferme. Alors pourquoi avoir peur ? (RD)

 

28 avril

Ce qui frappe dans le récit évangélique d’aujourd’hui est l’importance que Jésus donne à la collaboration de la communauté pour accomplir le miracle des pains : il veut la sensibiliser sur la réalité pour l’inviter par la suite à s’engager concrètement : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » demande-t-il à Philippe. Et trouver une solution à ce problème semble impossible au groupe des apôtres. L’impossible sur le plan humain devient possible dans la mesure où le Christ peut s’insérer dans l’histoire et agir : c’est quand Jésus prend le pain et qu’il rend grâce que le miracle peut s’accomplir. Il ne faut pas croire que cet événement n’a rien à voir avec notre quotidien : il reste actuel. S’il nous semble souvent impossible d’apaiser la faim des hommes en quête d’absolu, c’est que nous comptons souvent sans la présence du Christ. Or Jésus est au centre de notre histoire et c’est lui qui peut combler le cœur de chacun. Laissons-le nourrir notre espérance, afin que nos journées s’animent d’un nouvel élan d’amour qui donnera un sens nouveau à toutes nos activités quotidiennes. (RD)

 

27 avril

« Maudit soit l’homme qui met sa confiance en l’homme, et qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. » Cette parole du prophète Jérémie paraît au premier abord contredire les lois élémentaires de la psychologie qui insiste sur l’expérience humaine de la confiance. Mais le prophète ne dénonce aucunement cette confiance humaine, mais il établit le lien avec la présence du Seigneur. Il y a un déchirement intérieur, une contradiction si ma confiance en l’homme se traduit par une méfiance envers le Seigneur. Nous sommes des êtres de chair – et donc limités ! – et c’est dans un Autre que nous-mêmes que nous nous ouvrons à notre plénitude, la chair a besoin de faire alliance avec l’Esprit. Il y a donc une alliance à vivre avec le Seigneur qui fortifiera et enracinera notre expérience positive de confiance humaine. (José)

 

26 avril

« Les hommes que vous avez mis en prison, les voilà qui se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple. » C’est une personne anonyme qui vient le rapporter aux grands prêtres : ils n’en reviennent pas que les apôtres aient été libérés si mystérieusement de leur cachot ! Le témoignage de cette personne est une hymne à la liberté : la condamnation injuste des hommes n’empêche pas les apôtres d’annoncer la Bonne Nouvelle, ne serait-ce que par leur présence. Nous pouvons demander la grâce au Seigneur de pouvoir vivre cette parole : « Seigneur donne-nous de ne pas nous laisser enfermer dans des carcans mais que ta Présence libère en nous la puissance d’être une Bonne Nouvelle pour le monde ! » (José)

 

25 avril

Nous fêtons saint Marc, dans le dernier passage de l’Evangile qu’il a écrit nous lisons ceci :  « Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création ». Qu’est-ce que cette Bonne Nouvelle ? Marc nous le dit tout au début de son Evangile : « Commencement de l’Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu ». La Bonne Nouvelle c’est Jésus-Christ qui nous donne sa vie, si nous voulons la recevoir par la foi et le baptême. Jésus nous fait devenir enfants de Dieu et nous sauve du péché et de la mort. Cette Bonne Nouvelle doit se dire et se répandre partout. Le bout du monde pour nous c’est d’abord le bout de notre cœur et ensuite celui que je rencontre, celui de qui je me fais proche. J’essaierai de dire par l’exemple que Jésus-Christ est la Bonne Nouvelle du salut qui me fait vivre : cela s’exprime par un amour qui aime en premier. (FL)

 

24 avril

 « En vérité, en vérité, je te le dis, personne, à moins de renaître, ne peut voir le Règne de Dieu » (Jn 3). Dit Jésus à Nicodème. Naître de nouveau à la vie divine, donnée en abondance par le Christ et animée par l’Esprit-Saint. Comment ? Regardons un bébé ! qu’est-ce qu’un bébé ? un être qui ne sait pas se débrouiller tout seul, qui ne peut pas compter sur lui seul. Il ne peut que faire confiance aux bras affectueux et solides de ses parents. Mais il est aussi mignon, et c’est sa grande force. Renaître c’est se sentir si petit et fondamentalement détaché de soi qu’on ne voit plus bien qui on est. Alors on crie comme l’enfant vers Celui qui nous porte et l’on se sent au chaud, entouré de ses bras, rassuré par son amour. On se laisse faire par la Parole de Dieu. Mais renaître c’est aussi croire que nous sommes « mignons » c’est-à-dire dignes d’amour, faits pour être aimés. Alors l’Esprit d’Amour peut porter les fruits de vie qui manifestent le Règne de Dieu. (FL)

 

22 avril

Le passage d’évangile de ce jour nous rapporte à plusieurs reprises que les apôtres n’ont pas tout de suite accordé foi à ce que les premiers témoins de la Résurrection du Christ ont raconté. Si l’auteur de ce passage insiste sur leur incrédulité à trois reprises, sans craindre de décevoir ses premiers lecteurs par un exemple si pitoyable, c’est que cette remarque doit nous être utile. Il nous est bon de savoir que les apôtres ne sont pas de ces crédules, comme on en trouve tant encore, qui sont prêts à accorder foi au premier racontar venu, pourvu qu’il brille des feux trompeurs de l’étrangeté et du bizarre. Ils ne croient pas d’abord car ils auront besoin de faire l’expérience du Ressuscité. Mais quand ils auront vu et cru, car les deux sont nécessaires, alors ni menace ni torture ne pourra les débouter. Et Jésus leur reprochant leur incrédulité leur donne la foi qui est un don de Dieu, une foi d’autant plus ferme qu’elle a été plongée dans l’eau glacée du doute et les envoie en mission : « Allez ! Proclamez ! ». Ainsi, armés de la foi, ils sont envoyés dire au monde et lui donner ce qu’ils ont eux-mêmes reçu et qui les dépasse tant. (RD)

 

21 avril

Il est bon le compagnonage entre Jean, le disciple que Jésus aimait, et Pierre. Au matin de la résurrection nous avons vu courir Jean plus vite que Pierre, Jean qui va attendre Pierre avant d’entrer dans le tombeau vide. Pierre voit et Jean voit et croit. Ce n’est pas que dans la course à pied qu’il est plus rapide ! Et c’est pourtant Pierre qui sera le premier pasteur de l’Eglise naissante. Dans l’évangile d’aujourd’hui, la pêche a été infructueuse, c’est Pierre qui avait emmené ces amis au lac. Sur la rive, au matin, quelqu’un invite les disciples à jeter à nouveau les filets, quelqu’un qui les appelle : « Les enfants ! » Lorsque les filets regorgeront de poissons, Jean y reconnaîtra la présence du Seigneur Jésus : il voit, il croit et désormais il peut témoigner de sa foi à Pierre qui s’élance alors à la nage vers Jésus. Le bon discernement de Jean fait alliance avec l’enthousiasme entreprenant de Pierre. Les deux cheminent ensemble dans le respect de ce qu’ils sont chacun. Et moi, quel compagnonage je vis ? Qui sont les Jean et les Pierre au long de ma route ? Pour qui suis-je visage de Jean ou de Pierre au long du chemin ? (José)

 

20 avril

Pâques est passé, mais pas dépassé parce que Jésus ressuscité est dans le présent éternel. Jésus ressuscité se manifeste en chair et en os. L’Evangile de ce jour nous dit « Comme les disciples parlaient encore, Jésus était là au milieu d’eux et il leur dit : ‘ la paix soit avec vous’ » (Lc 24). Voilà le cadeau pascal : la présence de Jésus ressuscité qui apporte la paix. A Noël, on avait annoncé le Prince de la paix, maintenant il apporte la paix dans le cœur de l’homme en conflit entre le bien et le mal. Jésus est lui-même la paix, c’est-à-dire cette victoire de la vie sur la mort, cette harmonie plus forte que toutes les dissensions. Aujourd’hui, Jésus est présent en nous pur nous pacifier, nous unifier. Pensons qu’il est présent au milieu de 2 ou 3 personnes qui se réunissent en son nom. Si nous le laissons agir, nous pourrons accueillir la paix au fond du cœur. Cela fait tellement du bien ! (FL)

 

19 avril

 « Vous n’avez donc pas compris ? Mais que vous êtes lents à croire ! Ne fallait-il pas que Messie souffrît tout cela pour entrer dans la gloire ? ». C’est la parole de Jésus aux disciples d’Emmaüs… que nous sommes aussi. Très dur à comprendre, très dur à accepter et pourtant nous ne comprendrons pas le secret des secrets tant que nous n’aurons pas vraiment intériorisé ces paroles. La grande trajectoire de la croix à la gloire, c’est l’histoire du Christ, c’est l’histoire du monde, c’est l’histoire de chacune de nos vies. Celui qui comprend ce chemin de peine a tout compris. Nous ne pouvons vivre quelque chose avec Jésus qu’en disant oui à l’amour, et alors nous disons oui à la peine. Qu’il se manifeste celui qui pense qu’aimer ne coûte rien. Mais quand nous souffrons pour aimer, Jésus est là. (FL)

 

18 avril

 « Femmes, pourquoi pleures-tu ? » Marie Madeleine était entrée dans le tombeau pour chercher un corps mort. Elle bute sur une lumière éblouissante : la Vie a triomphé de la mort. Le tombeau ouvre sur un abîme, celui du Jardin de Pâques ! Après s’être tournée et retournée dans tous les sens, c’est-à-dire après de multiples conversions, elle reçoit du Seigneur un message : « Va trouver mes frères et dis leur que je monte vers mon Père et votre Père ». Sa vie a maintenant un sens. Elle va devenir messagère de cette nouvelle extraordinaire : Jésus est vivant et il nous donne accès auprès de Dieu son Père et notre Père. Nous devenons ainsi vraiment frères et sœurs les uns des autres. Et le Paradis, ce Jardin originel, est le Pays de notre avenir : c’est le Cœur de Dieu notre Père ! (BG)

 

17 avril

Au lendemain du jour de Pâques, nous sommes encore tout remplis de l’immense joie qui nous a saisis à l’annonce merveilleuse de la Résurrection. Les récits de l’événement lui-même ne réussissent pas à satisfaire notre curiosité, car on aimerait toujours en savoir plus sur les détails et sur le comment de ces événements. Or, il n’y a pas de récit sur l’événement lui-même, mais seulement des témoignages de la part des femmes et des apôtres. L’événement de la Résurrection échappe à notre histoire ainsi qu’à notre raison. Les femmes qui ont vu le Christ ressuscité n’ont pas de mots pour exprimer ce qu’elles ont vécu. Leur message nous invite à entrer en relation avec le Ressuscité, à faire, à leur suite l’expérience du Christ ressuscité. Cette invitation reste actuelle : aujourd’hui, c’est la condition indispensable pour vivre sa foi au plus profond de soi-même. Puissions-nous être en contact avec le Christ quotidiennement afin que notre vie trouve un sens toujours plus nouveau à la lumière de l’Evangile. (RD)

 

16 avril : Pâques

« De grand matin … » On n’est plus dans la nuit ; on n’est pas encore dans le plein jour, mais l’on va vers cette éclatante lumière du soleil qui monte au Zénith. « Les femmes se rendent au tombeau. » Et nous voilà soudain replongés dans la nuit. Les femmes portent encore dans leurs mains les aromates pour embaumer un mort. Et soudain elles butent sur la Vie, sur la Lumière qui éblouit. « Ne cherchez pas parmi les morts le Vivant. » Il n’est pas ici. Le tombeau est vide. Bien plus, il ouvre sur un Jardin ! Et voici le message : une Parole comme une semence, capable de féconder la terre de notre quotidien, si nous lui offrons l’espace de notre confiance, de notre foi : Christ est vivant, la mort est vaincue. Joyeuses Pâques à vous qui nous écoutez ! (BG)

 

15 avril Samedi –Saint

« Ils prirent le corps de Jésus et ils l’enveloppèrent d’un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d’ensevelir les morts (Jn 19,40). Aujourd’hui c’est le silence du tombeau qui nous parle. Mémoire d’outre-tombe ! Un silence habité par l’Espérance de la vie en abondance qui va jaillir. La parabole du grain de blé se réalise aujourd’hui. Je pense à tous ceux qui ont un deuil à faire. Les derniers gestes, sans parole, sur le corps du bien-aimé se chargent d’une éloquence affectueuse qui traverse la mort. Notre silence communique avec Celui que le tombeau renferme. Nous entrons dans « la Communion des Saints », c’est-à-dire cette communication par la Foi avec ceux qui ont fait la pâque, « le passage avec Jésus ». On veille, on fait silence, on aime ; et dans le cœur, l’Esprit-Saint fait couler la vie et la paix. (FL)

 

14 avril Vendredi - Saint

 « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ?Ce cri de Jésus n’est pas simplement la prière d’un psaume récité sur la croix, mais la plus grande souffrance du Christ. La douleur d’un Dieu abandonné par Dieu. Jésus se sent désuni de son Père, ce Père qui l’aime comme lui-même et avec qui il ne fait qu’un. Le Christ rejoint la rupture d’avec Dieu qu’a provoqué le péché de l’homme. La plus grande souffrance du Christ, expression de son plus grand Amour ! Il manifeste son amour pour nous jusqu’à l’extrême limite. Il nous rejoints donc dans toutes les situations de misère et d’abandon que nous pouvons rencontrées. Il est là avec nous, même si nous ne sentons rien, comme lui sur la croix. Nous pouvons lui dire notre amour pour ne pas le laisser seul : « je veux être avec toi dans cette souffrance ». Nous sentirons son amour au-delà même de la souffrance.  (FL)

 

12 avril

 « Dieu m’a donné le langage d’un homme qui se laisse instruire : pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n’en peut plus. La Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que j’écoute comme celui qui se laisse instruire. » Le prophète établit un lien entre le réconfort et la bonne disposition intérieure à se laisser instruire, à être enseignable. Pour réconforter une personne, il ne faut pas que je sois dans la position de celui qui sait, c’est-à-dire dans la position du maître, non, il me faut prendre la position du disciple qui est disposé à apprendre. Le maître est-ce alors la souffrance de celui qui se confie ? Non, évidemment ! Le maître c’est l’Esprit Saint qui rejoint l’homme souffrant dans son expérience intérieure, qui le rejoint là où je ne puis le rejoindre. Aussi ma manière de me faire proche est-ce d’écouter l’Esprit à travers les mots mêmes ou les silences de celui qui se confie. Cette attitude réveille la vie… chaque matin ! (José)

 

11 avril

Nous entrons aujourd’hui par la lecture de l’Evangile dans l’intimité du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Nous sommes invités à partager également les sentiments de quelqu’un qui va être trahi et renié par ses compagnons les plus intimes. Jésus a été bouleversé par la trahison de Judas. Son cœur blessé porte en lui-même tous les sentiments de miséricorde pour cette amitié rompue par celui qui va le livrer. Judas a pris sa décision. Malgré la détermination de l’apôtre de le livrer, alors que l’attention du Christ à son égard l’invite à rester dans son alliance, il nous faut comprendre que l’amour de Dieu est toujours triomphant : « Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié, et Dieu est glorifié en lui. » Jésus accepte de passer par la mort pour glorifier le nom de Dieu car celui-ci trouve sa gloire dans le salut du genre humain qui ne s’opérera que par le sacrifice de la croix que Jésus accomplira. Oui, la gloire de Dieu nous dit saint Irénée, c’est l’homme vivant. (RD)

 

10 avril

Dans les obscurités de notre vie, le Seigneur veut nous visiter pour apporter la lumière dans nos cœurs. Il veut nous aider à orienter notre chemin vers lui en étant lumière sur notre route. La visitation de Dieu peut se faire de façon inattendue : bien souvent, elle prend une forme qui nous dérange, qui nous interpelle et qui nous invite à être tout accueil de cette joie qu’il nous donne. C’est ainsi que Marthe et Marie, réjouies par la résurrection de Lazare, sont visitées par Jésus. L’action que Marie pose dans ce passage d’évangile révèle tout l’amour qu’elle exprime à l’égard de Jésus : en faisant le geste de l’esclave, elle laisse jaillir le parfum de l’humilité dans laquelle elle met tout ce qu’il y a de plus précieux dans sa vie et ainsi, elle laisse sortir d’elle-même ce qu’il y a de plus beau pour nouer relation avec Celui qui est venu la visiter. A notre tour, ôtons ce qui empêche nos qualités intérieures d’être parfum pour un monde plus juste dans nos familles, le lieu de notre travail, proche des malades, dans les situations de rupture, de blessure et nous pourrons ainsi tisser de vraies relations avec Celui qui nous aime de toute éternité. (RD)

 

9 avril Dimanche des Rameaux

Aujourd’hui, nous entrons dans le temps de la Passion de même que nous commémorons l’entrée de Jésus à Jérusalem, ville symbole de l’humanité appelée à être visitée par Dieu. Ce qui me touche c’est la constance de Jésus face à l’inconstance de la foule. Jésus est égal à lui-même, il n’entre pas dans l’exubérance de cette foule qui l’acclame aujourd’hui et qui vociférera sa mise à mort demain. Quelle désappropriation faut-il vivre pour demeurer libre intérieurement en toute situation ! La roc solide sur lequel Jésus s’appuie pour nous offrir une présence de douceur si dense est à l’intérieur de lui-même, il ne se laisse pas façonner par les regards extérieurs, il est tout recueilli pour s’offrir totalement. (José)

 

8 avril

Les événements tragiques de la Passion du Christ ont été l’aboutissement d’un complot sournoisement préparé par les juifs pour éliminer ce gêneur qu’était Jésus. La vérité blesse et dérange, d’où les persécutions contre la foi chrétienne. Toute l’histoire du monde, dans les desseins de Dieu devait être une histoire d’amour, à l’image de l’unité de la Sainte Trinité. Mais, par le fait du péché, cette histoire est devenue en même temps une histoire de divisions, de luttes, de rivalités, de révolutions et de guerres. En chaque personne se joue un combat entre le bien et le mal. Mais de fait, plus la vie de l’Eglise se développe, plus il est clair que l’unité se fait par la croix de Jésus, par son cœur ouvert et par son Eucharistie où son corps est livré. C’est le même mystère qui est vécu par les martyrs, dont le sang féconde l’Eglise et le monde et devient ferment d’unité. Les divisions opérées par le péché ne peuvent être surmontées que par la croix de Jésus. Regarder la croix avec plus d’espérance, voilà ce qui permettra l’unité en nos cœurs par le pardon des offenses reçues. (RD)

 

7 avril

Quand le cœur de l’homme reste fermé à la grâce, Dieu va tout mettre en œuvre pour essayer de le rendre perméable à son action divine, un peu comme un père qui aimerait aider son enfant qui s’y refuse à franchir un obstacle. C’est ainsi que Jésus “tend la perche” aux juifs pour les aider à faire ce pas dans la foi en sa personne comme l’envoyé du Père : « Si je n’accomplis pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. » Et celles-ci ont été des signes pour les premiers croyants et elles le restent encore aujourd’hui pour chacun de nous ; entendre parler d’amour des ennemis, de pardon des offenses, de guérison intérieure, de miséricorde pour qui veut ouvrir son cœur à ces réalités, démontre bien que les signes du Royaume de Dieu sont là et que pour ouvrir son cœur à la grâce, un effort de conversion est indispensable. C’est difficile, mais Jésus lui-même est toujours prêt à nous tendre la main pour nous aider à faire ce pas. Donnons-lui donc notre main avec confiance et avançons avec Lui vers la Lumière de Pâques. (RD)

 

6 avril

« Si quelqu’un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort ». Avec une liberté souveraine, Jésus affirme la conscience qu’il a de lui-même. Lui, né d’une femme, ose affirmer sa préexistence à Abraham et même il exprime son identité en reprenant les mots mêmes par lesquels Dieu s’était fait connaître à Moïse : « Je suis ». Qui donc est Jésus ? Celui dont la parole est source de vie plus forte que la mort. Il est la Parole de laquelle nous tirons notre existence : Parole d’amour ! « Dire à quelqu’un ‘je t’aime’ – nous assure le philosophe Gabriel Marcel – c’est lui dire : Pour moi, tu ne mourras pas ». De telles affirmations ne peuvent que nous plonger dans un abîme de réflexion. Est-ce que j’ose croire que je suis vraiment aimé de cet Amour plus fort que la mort ? (BG)

 

5 avril

« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Vous serez libres de cette liberté qui fait entrer dans une histoire d’amour ; de cette liberté qui est une relation d’amour avec Jésus. Jésus vient de la part du Père nous révéler le prix infini de notre vie, parce que nous sommes les fils et les filles aimés du Père. Mais cette liberté ne peut venir que d’une adhésion de foi, de confiance, à Jésus et à sa parole. Mais les juifs, à qui s’adresse aujourd’hui Jésus, ne peuvent entendre cette parole de vie. Et moi, est-ce que je l’entends vraiment cette parole, qui est un appel à suivre Jésus ? (BG)

 

4 avril

« Vous êtes d’en bas, moi je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi je ne suis pas de ce monde » (Jn) dit Jésus aux Juifs qui cherche la controverse. Jésus vient d’en haut, c’est-à-dire d’auprès du Père et s’apprête à remonter vers Celui qui possède la vie en lui-même. Il est venu en ce monde pour donner la vie d’en haut en abondance. La discussion avec Jésus ou sur Jésus restera stérile tant qu’il n’y pas cette « compréhension » de la vie divine que Jésus nous apporte. « Compréhension » au sens de « prendre avec son cœur » la Parole de Jésus me permet d’entrer dans le monde de Dieu. C’est Lui, Jésus qui me permet de passer de ce monde au Père. Je vais de bas en haut chaque fois  que j’aime le Très Haut en passant par mon frère. (FL)

 

3 avril

« Moi non plus je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus » (Jn, 8 11). C’est la parole de Jésus à cette femme menée devant lui par des scribes qui voulaient mettre Jésus à l’épreuve de la Loi, qui réclamait la lapidation. Jésus n’est pas venu condamner mais aimer, … aimer jusqu’au pardon, jusqu’au don par-delà le péché, aimer justement pour sauver. Tout est dit. Ni la Loi, ni les convenances, ni la peur n’auraient pu faire changer cette femme comme cette voix à la fois si ferme et si bonne. Aucune complicité avec le péché. « Ne pèche plus », mais tant s’amour la recrée. Nous pouvons regarder Jésus en ce moment pour apprendre de lui à condamner nettement une faute sans écraser le coupable, en lui donnant au contraire toutes ses chances, en le recréant. Se laisser changer non par la Loi ou la morale ou la peur mais par l’amour de Jésus. (FL)

 

2 avril

A Jérusalem c’est la fête de la Pâque, la commémoration de l’Exode de ce chemin de libération : de la servitude en Egypte à travers le désert jusqu’au service librement consenti envers Dieu. Temps de fête sauf pour Jésus qui vit une véritable expérience de désert car il sait très bien que son heure est venue : jamais l’homme ne peut ressentir une solitude plus lourde que lorsqu’il se trouve au milieu d’une foule ou même d’amis qui n’ont pas conscience de ce qu’il vit. Jésus vit la prière angoissée de Gethsémani en plein cœur de Jérusalem selon le récit de l’évangéliste saint Jean : « Père délivre-moi de cette heure ! Mais n’est-ce pas pour cette heure que je suis venu ? » Jésus doit accepter de vivre la parabole qu’il offre à ses disciples : le grain doit se laisser jeter en terre. L’enveloppe dure qui protège les potentialités de la graine de toute agression extérieure doit se défaire et la graine doit se perdre pour trouver sa vraie vie ! Que le Seigneur nous accorde la force aussi de ne pas garder notre carapace lorsque nous sommes immergés dans le terreau de l’humanité ! N’ayons pas peur de tout perdre pour expérimenter la vraie vie ! (José)

 

1er avril

Dans la page d’Evangile selon saint Jean que la liturgie nous présente aujourd’hui, nous ne trouvons aucune parole de Jésus, mais nous pouvons constater le tumulte et les dissensions qui s’élèvent autour de lui. La foule ainsi que les chefs des prêtres et les pharisiens sont ainsi divisés à son sujet et Jésus nous est bien présenté comme ce “signe de contradiction” que Syméon avait annoncé à Marie. L’épisode se conclut sur cette phrase laconique : « Puis ils retournèrent chacun chez soi. » Voilà bien l’image de l’enfermement des auditeurs en eux-mêmes : chacun se replie sur ses conceptions, ses idées, son assurance de détenir la vérité. Combien Jésus a dû souffrir de l’enténèbrement de ceux-là même qui devaient éclairer le peuple ! Il ne faut pas croire que de nos jours ce problème est dépassé : même à l’intérieur de l’Eglise, on se pose toujours les mêmes questions à propos du Christ : “Qui est Jésus ?” ou encore “Avait-il conscience d’être le Fils de Dieu ?” engendrant quelquefois des oppositions stériles. Face à tout cela, on ne trouve la lumière qu’en adhérant à Jésus qui est la vérité, qu’en ayant foi en sa Parole. (RD)

 

31 mars

« Mais lui, nous savons d’où il est. » Cette affirmation à propos de Jésus de la part des habitants de Jérusalem démontre clairement que ceux-ci se ferment à une connaissance plus approfondie du Christ. C’est toujours un danger d’affirmer qu’on sait quelque chose à propos de Jésus car on risque de ne plus progresser dans sa connaissance ; quand on dit d’une personne : “Je sais qui c’est”, on met souvent une étiquette sur son dos et l’image qu’on se fait d’elle reste la plupart du temps inchangée. Les habitants de Jérusalem ne sont donc pas prêts à recevoir Jésus comme l’Envoyé du Père, parce qu’ils savent d’où il est. Ce problème n’est pas dépassé : combien de fois nous-mêmes sommes piégés par l’image qu’on se fait de Dieu. On en est tellement convaincu qu’on oublie facilement celle que Jésus nous donne dans l’évangile : l’identité d’un Père connu par la voie de la faiblesse et surtout par celle de la croix. Pour reconnaître en Jésus l’Envoyé du Père, il faut être ouvert au témoignage intime que lui rend l’Esprit Saint : il faut avoir un cœur de pauvre. (RD)

 

30 mars

Le Seigneur dit à Moïse sur la montagne du Sinaï : « Va descends, ton peuple s’est perverti. Ils se sont fabriqués un veau en métal fondu. Ils se sont prosternés devant lui et lui ont offert des sacrifices » (Dt 32, 7-9) La tentation d’adorer des idoles est bien présente aujourd’hui encore. Pourquoi ? Cela provient du désir de posséder Dieu, de maîtriser en quelque sorte la situation. Le veau d’or était visible, façonnable tandis que le Dieu de Moïse ne se manifestait plus et Moïse tardait à redescendre du Sinaï. L’homme veut mettre la main sur Dieu. Mais Dieu ne se réduit pas aux désirs de l’homme. On ne possède pas Dieu, on le reçoit dans un cœur de pauvre. Là est l’Absolu : Dieu donne tout son amour, il donne son Fils unique qui va jusqu’au bout de l’amour pour nous donner la vie. Jésus nous révèle l’Absolu : nous sommes aimés de Dieu malgré l’état d’abandon où nous croyons nous trouver. (FL)

 

29 mars

« Une femme peut-elle oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? » demande le Seigneur par la voix du prophète Isaïe. « Même si elle pouvait l’oublier, moi je ne t’oublierai pas » dit le Seigneur. Telle est la parole de lumière et de réconfort qui nous est offerte aujourd’hui par l’Eglise et qui devrait nous établir dans la paix et la confiance. Cette promesse s’est réalisée en Jésus-Christ. Par le Fils de Dieu nous sommes enfants bien-aimés du Père. Comment comprendre que le Seigneur ne nous oublie jamais, alors que bien souvent nous ne sentons pas sa présence ? Il a donné sa vie pour nous, et le Seigneur ne reprend pas ce qu’il donne, il ne peut pas oublier ce qu’il a fait pour nous. Il ne peut pas oublier de nous aimer, car il est Dieu : il n’est qu’Amour. Son amour peut réveiller même nos oublis de l’aimer ! (FL)

 

28 mars

Jésus entre dans une piscine thermale à Bezatha. Il y rencontre un malade, paralysé depuis 38 ans, un infirme isolé, impuissant et sans espoir. Jésus veut d’abord le rejoindre dans son désir profond, désir peut-être déjà enfoui sous sa résignation, depuis le temps qu’il est dans cet état ! « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? » lui demande-t-il. La parole de Jésus va pouvoir alors toucher ce désir le plus profond : « Lève-toi et marche ! » L’homme guéri peut aller annoncer publiquement que Jésus est son sauveur. A ceux qui sont figés dans leur immobilisme, il peut rendre témoignage en faveur de celui qui l’a remis debout. Et moi, quel est mon désir le plus profond, ce lieu où j’aimerais que Jésus me rejoigne ? (BG)

 

27 mars

« L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite ». Merveilleuse confiance de ce fonctionnaire royal ! Il n’a que la parole de Jésus pour s’en retourner vers son fils qui était malade et que Jésus lui assure être vivant. Voilà la véritable foi, celle qui prend appui sur la seule parole de Jésus. Et la guérison de l’enfant, que ce fonctionnaire apprendra après un jour de marche entre Cana et Capharnaüm, deviendra un signe, un encouragement à fonder toute sa vie sur Jésus. Nous sommes invités, nous aussi, à poser de petits gestes de foi et de confiance, pour que notre foi s’approfondisse, façonne et transfigure notre vie. Osons, comme Marie, cette prière de confiance : « Qu’il me soit fait selon ta Parole ! » (BG)

 

26 mars

« Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu »… La joie du croyant, ce sera d’anticiper ce qui sera la joie éternelle du “face à face avec Dieu”. Pour lui, la vie éternelle est déjà commencée ; il sait déjà l’amour de Dieu pour tout homme, il en vit chaque jour ; il ne cesse pas d’en rendre grâce… Et cette vie éternelle, déjà commencée, est une vie pleine de dynamisme. Trop souvent et trop longtemps, les chrétiens ont évoqué l’idée de vie éternelle au moyen d’un langage et d’images plus proches du nirvâna bouddhique que de la conception de saint Jean en parlant du “repos éternel” ! Pour le quatrième évangile, c’est une “vie” éternelle, débordante d’activité et de joie et non un plat repos. Jean nous dit ici : « Celui qui fait la vérité vient à la lumière. » La vie, c’est “faire” ! Ce sont des “actes”, des “ouvrages”, des “œuvres”. Et, choses stupéfiantes, les “actes de l’homme” sont, alors, reconnus comme des “actes de Dieu !” Vie éternelle. (RD)

 

25 mars

C’est neuf mois avant la nativité du Seigneur que nous célébrons la fête de l’Annonciation à Marie, événement extraordinaire de l’incarnation du Verbe de Dieu dans notre humanité. Dieu intervient dans l’histoire des hommes avec une discrétion totale : c’est dans un village ignoré de Galilée, à Nazareth, que Marie reçoit cette vocation de porter, pour le monde, le secret de Dieu. Vocation qui va engager complètement sa vie : Marie va ouvrir son coeur à l’audace de la confiance et, en se risquant dans ce chemin, elle va grandir dans l’humilité, effacée aux yeux du monde pour être bien présente dans le cœur de Dieu. A l’école de Marie, chacun de nous est invité à en faire autant durant ce temps de carême : abandonner ses sécurités pour se jeter à bras ouverts dans l’aventure de l’Amour. Le désert que Marie devra vivre avec son fils tout au long de sa vie, si souvent dans l’incompréhension des événements, reste pour nous un signe que si nous devons traverser des déserts dans notre quotidien, le Seigneur est toujours là, pour cheminer avec nous vers la lumière de Pâques. (RD)

 

24 mars

« Quel est le premier de tous les commandements ? » C’est un scribe qui pose la question à Jésus, comme un maître d’école poserait la question à un élève. Et Jésus répond, simplement et humblement, par les paroles qui peuvent sembler les plus banales pour un juif ; elles constituent le début de la prière journalière d’un juif fidèle : « Voici le premier : Ecoute Israël… Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ; et voici le second : tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Mais quelle profondeur recèlent ces paroles dans la bouche de Jésus. Elles contiennent tout le mystère de Dieu, qui est Amour, et toute la vocation de l’homme, appelé à vivre l’amour à hauteur de Dieu. Qu’est-ce qu’aimer, sinon offrir à l’Autre tout l’espace de son cœur, pour qu’il devienne le secret de ma vie ? (BG)

 

23 mars

« C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons ». Jésus vient d’expulser un démon qui rendait muet un homme : un geste significatif de sa mission. Or ses ennemis en arrivent à retourner radicalement la portée de ce geste, sans se rendre compte de la contradiction dans laquelle ils s’enferment. Ils sont totalement dominés par l’esprit du mal et se condamnent à la ruine. Peut-être n’échappons-nous pas toujours et totalement à cette perversion, par exemple lorsque nous nous trouvons face à quelqu’un qui nous obligerait à évoluer. Tout peut alors devenir prétexte nous justifiant, pour nous enfermer hargneusement dans un monde qu’on a soi-même sécrété. Vienne ton Esprit, Seigneur, pour nous libérer de nos duretés et de nos enfermements ! (BG)

 

21 mars

« Seigneur quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à 7 fois ? ». On connaît la réponse de Jésus qui dit de toujours pardonner parce que Dieu nous pardonne toujours et infiniment plus. On jouerait une comédie égoïste en mendiant le pardon de Dieu d’un côté, et en le refusant de l’autre à notre frère. Le pardon comme le pain ne peut être reçu qu’en le partageant. Mais que c’est difficile, parfois. Je pense même que c’est impossible si on ne laisse pas Dieu agir en nous. Il faut se dire aussi que le pardon n’est pas d’abord un sentiment, mais une décision. Je veux continuer à faire ce qui est en mon pouvoir pour que notre relation soit positive. Je ne veux pas être arrêté par le mal que tu m’as fait. On ne peut pas vivre en paix sans pardon. Alors le désir d’avoir le cœur en paix nous donne ce coup de pouce pour vouloir pardonner. Le pardon c’est un peu comme le printemps : le renouveau. (FL)

 

20 mars saint Joseph

Saint Joseph est vraiment sympathique ! Il ne fait pas d’histoire ; il est simplement dans l’histoire de Dieu, à côté de Marie et de Jésus, juste à sa place. Apparemment il n’a rien fait d’extraordinaire, il était juste bien présent à l’ordinaire pour accomplir la volonté de Dieu. Il n’a pas fait d’histoire pour prendre Marie qui était enceinte. Il n’a pas fait d’histoire pour trouver une étable ou pour fuir en Egypte en pleine nuit. Il a juste fait la volonté de Dieu qui se manifestait à ce moment-là. Il n’a pas même fait d’histoire à Jésus retrouvé à 12 ans au Temple, après l’avoir cherché 3 jours. Il a souffert sans pouvoir comprendre la Parole de Jésus : « c’est chez mon Père que je dois être ». Saint Joseph m’est très sympathique parce qu’il est simplement d’accord de faire la volonté de Dieu. C’est l’histoire de sa vie, Joseph le Juste. (FL)

 

19 mars

Bonne fête de saint Joseph ! Joseph, un homme silencieux et discret qui décale le jour de sa fête à demain pour laisser la place à Jésus faisant le grand ménage au Temple de Jérusalem. Alors que les vendeurs sont bien installés dans le Temple, Jésus monte vers Jérusalem, il est dans l’attitude du pèlerin en chemin, c’est-à-dire désencombré, dépouillé de tout ce qui alourdirait inutilement sa marche. Quelle place est laissée dans ce Temple pour la présence de Dieu lorsque ce lieu devient un lieu de profit et de trafic ? La violence dans le geste de Jésus chassant les vendeurs et leurs troupeaux avec un fouet fabriqué à la hâte dit l’urgence de changer de mentalité ! Jésus appelle ce Temple la maison du Père et il laisse entendre qu’il ne parle pas de l’édifice en pierre mais de son corps. Autrement dit c’est la communauté rassemblée par des liens fraternels qui est corps du Christ et maison du Père. Maison a le sens de famille comme on parle de « Maison de Savoie ». Ne risquons-nous pas parfois de nous tromper aussi de religion ? (José)

 

18 mars

Dans la parabole souvent dite “de l’enfant prodigue”, le Christ nous invite également à contempler le visage du Père : révélation de l’attitude de Dieu à l’égard de l’homme qui s’éloigne de lui, refusant son amour. Un Dieu qui respecte la décision de l’homme : « Père donne-moi la part qui me revient ! » Cette demande du fils cadet touche douloureusement le cœur du Père qui néanmoins l’exauce et le laisse partir. Un Dieu qui attend avec émotion le retour de l’homme égaré : « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié. Il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. » Un Dieu qui s’empresse de rendre la dignité de fils à l’homme déchu par le péché : « Vite, apportez le plus beau vêtement… Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. » Un Dieu qui supplie l’homme jaloux afin qu’il entre lui aussi dans la fête de son amour, lui révélant que tout ce qui appartient au Père est également à lui, « son enfant ». Révélation bouleversante du visage d’un Dieu amoureux de la créature humaine et qui n’a qu’un but au fond : faire participer pleinement l’homme à la fête de l’Amour. (RD)

 

17 mars

Par la parabole des vignerons homicides qu’il présente aux chefs des prêtres et aux pharisiens, Jésus veut les inviter à faire un jugement sur une situation d’infidélité à une mission confiée. Ils exprimeront ce jugement sans se rendre compte qu’ils le font contre eux-mêmes ; ils ne se reconnaîtront pas directement dans l’enjeu de cette parabole. Il faudra que Jésus leur dise clairement : ‘Le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit’ pour qu’ils se rendent compte qu’ils en sont concernés directement. La Parole de Dieu fait son chemin, elle désire toucher le cœur de chacun et inviter à une réflexion. C’est à nous de nous laisser interpeller par elle et entrer dans une relation d’alliance avec Dieu. Si sa Parole nous dérange, c’est déjà un signe que nous n’y sommes pas indifférents. Soyons vigilants de ne pas laisser s’éteindre cette mèche qui fume encore en nous en accueillant le message de vie que l’évangile nous propose chaque jour, même s’il impose souvent une remise en question sur notre façon de vivre (RD)

 

16 mars

Un homme riche et un pauvre, nommé Lazare : pauvreté et richesse ! C’est une parabole. Jésus caractérise deux manières d’être différentes : l’une, celle d’un homme enfermé dans sa suffisance ! Il n’est pas dit que ce mauvais riche outrepassait les normes de la société aisée de son époque. Il avait sans doute la bonne conscience d’avoir loyalement acquis sa richesse et de consommer légitimement son bien. Seulement il ne voit pas le pauvre Lazare à sa porte ; il est incapable de s’ouvrir à l’autre, son cœur est fermé, aveuglé par la suffisance que lui donne ses biens. Sa vie ne dépasse pas son avoir. La mort lui prendra tout. En face, le pauvre Lazare manque de tout. Il ne peut compter que sur Dieu. La mort n’aura rien à lui prendre. « Bienheureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux. » (BG)

 

15 mars

Jésus révèle à ses disciples sa destinée de Serviteur Souffrant : « Le Fils de l’homme sera livré… ». Face à la violence, à la haine et à la dureté du monde, il n’aura que le seul pouvoir de sa Parole et de son Amour. Derrière lui, les disciples se préoccupent de places d’honneur et de pouvoir. Quel malentendu ! Alors Jésus, avec une immense patience, les invite à le suivre de plus près, en les appelant à changer radicalement de mentalité. Dans la communauté des disciples, il n’y a pas de place pour des structures de pouvoir, Il n’y a place que pour des structures de service. La vraie grandeur, selon Jésus, c’est de servir. Que vienne sur nous et dans nos communautés son Esprit de service ! (BG)

 

14 mars

« Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » dit Jésus à ses disciples. Il les met en garde contre l’attitude des pharisiens qui veulent se faire remarquer, qui aiment à recevoir des titres, disent mais ne font pas ce qu’ils enseignent. Jésus nous enseigne à occuper la place qui est la nôtre ; celle qu’il est venu préparer pour que nous soyons grands. Il nous enseigne le service de nos frères. Cela ne veut pas dire faire tous leurs caprices mais cela veut dire « aimer ».Or aimer c’est être humble et donner en vérité ; c’est se donner soi-même. Un regard bienveillant, une parole vivifiante, le petit coup de main nécessaire pour aider l’inconnu à monter dans le train ; les occasions ne manquent pas au long de la journée. Servir son frère c’est faire le premier pas. C’est comme cela que l’on apprend à marcher à la suite du Serviteur : alors on devient grand !  (FL)

 

13 mars

« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Qu’est-ce que la miséricorde ? En tout cas pas de tout tolérer, encore moins d’être indifférent. Mais c’est avoir un cœur rempli d’amour, touché, bouleversé par la misère et le mal, qui continue d’aimer même s’il se heurte au rejet voire à la violence. La miséricorde c’est l’amour plus fort que le mal et la misère. Pourquoi cela ? Uniquement par volonté d’imiter le Père. La miséricorde a cette logique déconcertante d’aimer toujours, d’aimer en premier. Cette logique de l’amitié offerte à celui qui nous  fait du tort. Essayer d’entrer dans cette logique c’est permettre à Dieu de nous donner cette mesure de l’amour. Essayer de recommencer à aimer au cœur même de la contradiction est un signe évident de notre conversion au Christ et de notre accueil de la grâce du salut. On peut toujours essayer ! (FL)

 

12 mars

En ce 2e dimanche de Carême, nous sommes conduit sur la montagne où Jésus est transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean. Une expérience bouleversante pour les trois disciples, une expérience à graver au plus profond du cœur afin de nourrir la mémoire du bonheur, une mémoire sur laquelle ils devront s’appuyer aux jours de la Passion qui approchent. Que nourrit notre mémoire ? notre malaise ou bien notre espérance ? Lorsque Jésus demande aux trois disciples de ne parler à personne de l’événement qu’ils viennent de vivre et ce jusqu’au jour de la résurrection, il leur livre en fait un secret appelé à nourrir la mémoire pour le temps de la Passion, un secret qui nourrit déjà l’espérance de la résurrection, jour où ils pourront partager leur bouleversante expérience. Quelles sont les expériences de transfiguration qui nourrissent notre mémoire et fortifient notre vie ? (José)

 

11 mars

Vous avez appris qu’il a été dit : « Aimez vos amis et haïssez vos ennemis » et bien moi je vous dis : « Aimez vos ennemis. » Jésus nous appelle à ne pas subir la haine de l’autre, à ne pas subordonner notre vie en devenant dépendant de ce qu’il y a dans le cœur de l’autre. Si je haïs celui qui a de la haine pour moi, je ne respecte pas mon cœur qui est fait pour aimer, car je mets la haine de l’autre dans mon cœur. Par rapport à l’ami, évidemment qu’il est bon d’accueillir en soi l’amour qu’il me donne. Mais la Parole de Jésus nous invite à devenir source et non pas à agir  comme un miroir : tu m’aimes alors je t’aime… Etre source, cela veut dire que je vais puiser dans mon cœur la force d’aimer envers et contre tout et c’est alors que je découvre la source d’amour qui me dépasse mais qui jaillit en moi. L’expérience de l’ami me permet d’approcher le mystère de la présence de Dieu en ma vie : l’ami libère en moi les flots d’amour qui sont en mon cœur. C’est pourquoi l’on dit que l’amour vrai rend libre… libre d’aimer ! (José)

 

10 mars

« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ». Le bonheur du Royaume, auquel Jésus nous invite aujourd’hui, nous appelle à une conversion radicale. Le bonheur se mesure au don que je vais faire de ma vie. Il n’a de mesure que dans la démesure de l’amour, qui jamais ne dit ‘assez’ ; de l’amour qui ne calcule pas, ne comptabilise pas ; de l’amour qui va au-devant du frère qui nous en veut, pour lui offrir de se réconcilier avec nous. C’est parce que Dieu veut notre bonheur qu’il nous invite à tendre vers toujours plus d’amour. Mais c’est seulement dans la force de Son Esprit que nous parviendrons à la hauteur de Son Amour. « Nous avons une espérance qui ne déçoit pas, car l’amour a été répandu en nos cœurs par l’Esprit qui nous fut donné. » (BG)

 

9 mars

« Demandez et vous obtiendrez ». La prière n’est jamais vaine, nous assure aujourd’hui Jésus. Elle nous ouvre à un Dieu d’amour, qui n’a qu’un désir : nous donner ce qu’il a de meilleur ! Mais, c’est de notre côté que la prière n’est pas toujours bonne ; trop souvent nous ne demandons pas assez, nous ne demandons que de vains ‘amuse-gueules’, alors que Dieu veut nous donner un magnifique festin de noces ! Et si Dieu tarde parfois à nous donner ce qu’il a promis, c’est pour aviver notre désir, notre appétit… Ce que notre Dieu, qui est Père, rêve de nous donner, c’est Son Esprit, Son Amour même. La prière est ce qui va permettre l’irruption de cet amour dans nos cœurs. (BG)

 

8 mars

Jésus ne va pas par 4 chemins pour qualifier la foule qui s’amasse autour de lui : « Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe ». La faute de la foule est de ne pas se contenter de ce que Dieu lui offre, de juger ses dons dérisoires. La recherche de « signes » n’est-elle pas particulièrement fébrile de nos jours ? quête inlassable de merveilleux, de messages, de visions, de miracles !... Pourtant aujourd’hui comme hier, Jésus nous redit : « en fait de signe, il ne vous est donné que celui du Fils de l’homme ». C’est donc qu’il nous suffit pour orienter notre marche sur le chemin de la vérité et de la vie. Jésus sur la croix est ce « signe » planté au cœur de nos vies qui est la signature de son amour. Signe vivant et présent à chaque instant. Pourquoi ne le ferai-je pas lentement sur moi en ce moment afin de signifier mon accueil de l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit. (FL)

 

7 mars

« Vous donc priez ainsi : Notre Père, qui est aux cieux… » (Mt 6). L’Evangile de ce jour est vraiment révolutionnaire, jamais un Maître n’avait osé inviter à une telle intimité avec Dieu. D’ailleurs comment aurait-il pu le faire ? Nous sommes ici au cœur de la Révélation divine ; et que nous apprend-elle ? Que Dieu n’est pas un lointain monarque devant lequel on devrait se répandre en interminables prières pour être exaucé. Il est tout au contraire un Père de famille présent et agissant au milieu de ses enfants, s’intéressant à tout ce qu’ils font et connaissant leurs moindres besoins. La prière que Jésus enseigne commence par ces simples paroles : « Notre Père » qui résument notre besoin le plus urgent. Nous avons vitalement besoin de la paternité divine. Se savoir enfants de Dieu par Jésus-Christ, c’est le tout de notre prière. (FL)

 

6 mars

« Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont des miens, c’est à moi que vous l’avez fait. » Le chrétien qui veut prendre cet évangile au sérieux trouve toutes les occasions pour voir le visage du Seigneur dans les gens qu’il rencontre au long de la journée. Le message évangélique de ce jour nous invite automatiquement à nous ouvrir à la dimension universelle du monde chrétien. Certes, quand un membre de notre famille est touché par l’épreuve, on peut se faire beaucoup de soucis de façon spontanée, mais par contre, quand nous prenons les informations, on peut rester assez indifférent face aux malheurs qui frappent tant d’êtres humains. Avons-nous le réflexe de prier pour eux, comme l’a fait sainte Thérèse de Lisieux pour ce criminel dont elle a obtenu la conversion ? Jésus nous dit bien : « Ce que vous aurez fait à l’un de ces petits qui sont des miens », et non pas “des vôtres”. Profitons de ce temps de carême pour prendre conscience d’une façon nouvelle que c’est l’Eglise qui est notre première famille et non pas seulement celle des baptisés, mais celle de tous les hommes, car Jésus est mort pour tous. (RD)

 

5 mars

« L’Esprit le pousse au désert. Et dans le désert, il resta 40 jours, tentés par Satan » (Mc 1,12). Le combat est engagé dans le désert. Satan cherche à séduire Jésus. A l’écoute de l’Esprit, Jésus reste insensible aux avances démoniaques. C’est souvent dans le dénuement que l’homme vient à bout de l’adversité spirituelle. Entrer en carême, c’est consentir à une certaine forme de dénuement, abandonner tout ce qui n’est pas soi : par exemple les histoires que l’on se raconte, la quête du toujours plus, tout ce qui est poursuite de vent. Vivre le carême, c’est choisir d’écouter l’Esprit et fixer son attention sur Dieu ; cela s’appelle conversion. (FL)

 

4 mars

Dans l’Evangile, Jésus demande un état d’esprit qui dépasse les possibilités de la nature humaine livrée à elle-même : l’amour des ennemis. Quand nous lisons ce commandement, il faut surtout prier. Il est nécessaire de demander la force à Jésus de le vivre pleinement. Il faut supplier le Saint-Esprit de changer nos cœurs à tel point que nous puissions pardonner et aimer comme Jésus lui-même, qui nous a donné la plus grande preuve de son amour en mourant pour nous sur la croix. Humainement, naturellement, nous ne pouvons pas aimer nos ennemis. Nous pouvons tout juste éviter de leur faire du tort en retour et c’est déjà beaucoup ! Mais Jésus nous appelle à bien plus, il nous dit de “leur faire du bien”, de les “bénir”. Dieu a fait notre cœur de telle manière que nous ne pouvons jamais être neutres. Il s’agit donc d’imiter notre Père céleste non dans sa puissance, sa sagesse, son intelligence, mais dans sa bonté et sa miséricorde, car en son Fils Jésus, il s’est donné pour tous les hommes. (RD)

 

3 mars

« Un temps viendra où l’Epoux leur sera enlevé, alors ils jeûneront ». Le jeûne que Jésus nous propose est à situer dans une histoire d’amour. En Jésus-Christ, Dieu est venu nous révéler son Visage d’Amoureux. Mais combien nous sommes toujours tentés de nous situer face à un Dieu perçu comme un juge exigeant, en face duquel il nous faudrait payer et mériter ses dons : attitude mercantile qui fausse tout ! Avec la révélation de Jésus, le jeûne devient le lieu béni où je puis inscrire en vérité ma faim de Lui, ma soif de Dieu. Devant son absence, parfois bien douloureuse à vivre, je me refuse à combler au rabais ce manque qu’il creuse en mon cœur ; le jeûne exprime mon amour. (BG)

 

2 mars

« Moïse disait au peuple d’Israël : je te propose aujourd’hui de choisir ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur…choisis donc la vie pour que vous viviez toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ». Qui ne veut pas choisir le bonheur ? Nous sommes faits pour cela ! Et pourtant la liberté de choix que Dieu nous laisse nous place devant une lutte réelle ; car le mal sait se faire séduisant. Le carême est un bon temps pour cet exercice de discernement entre le bien et le mal, pour dire des « non » efficaces et des « oui » convaincus. Nous ne sommes pas seuls dans cette lutte : la voix du Seigneur nous soutient et sa Parole nous éclaire. Et puis notre cœur nous fait goûter le bonheur : quand il est unifié, sensible, il engendre des pensées d’amour et donne son fruit de paix. Un vrai bonheur !  (FL)

 

1 mars : mercredi des Cendres

Chaque année le carême revient, un temps de 40 jours que les chrétiens ont à vivre ensemble, comme un temps de conversion, de retour à Dieu. C’est un temps pour retrouver sa propre vérité et vérifier son authenticité d’enfant de Dieu. Avec les cendres de ce mercredi, 1er jour de carême, il y a ces mots de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à l’Evangile ». Oui recevoir les cendres signifie prendre conscience que le feu de l’amour de Dieu consume nos péchés. Regarder ces cendres signifie confirmer notre foi pascale : un jour nous serons cendre, poussière, mais destinée à la résurrection. Mettons-nous en route vers ce lieu du « cœur profond » que l’Evangile vient convertir. (FL)

 

27 février

Combien de fois lors d’une rencontre arrivée par hasard entre Jésus et quelqu’un les évangélistes ne soulignent-ils pas l’importance du regard porté par le Fils de Dieu sur ceux qui l’approchent. C’est ce qui se passe lors de la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche qui vient lui demander ce qu’il faut faire pour avoir la vie éternelle. “Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer.” Le regard de Dieu veut valoriser un contact, une relation entre lui et l’homme, car ce qui compte, c’est que celui-ci soit en recherche de la perfection. Certes, Dieu seul peut donner la sainteté, mais il regarde toujours avec attention et amour celui qui désire progresser. L’exigence de l’amour t’invite à l’aventure, à oser, à risquer, et par là te révèle si tu es libre ou esclave des choses de ce monde. C’est de nouveau par le regard que Jésus rejoint ses disciples dans leur stupeur pour leur dire que “Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu, car tout est possible à Dieu. ” N’aie donc pas peur, laisse-toi regarder par le Christ, car il t’aime. (RD)

 

26 février

« Les invités à la noce pourraient-ils jeûner, tandis que l’Epoux est avec eux ». Jésus se présente à nous comme l’Epoux qui nous invite à la noce. Avons-nous pris conscience de la nouveauté inouïe de cette Bonne Nouvelle ? Une Bonne Nouvelle qui nous appelle à changer radicalement de mentalité. Dieu vient à nous comme un Amoureux et son amour est absolument gratuit ! Ce ne serait que mépris pour son Amour de croire qu’il nous faudrait le payer, ou le mériter. Cela nous appelle à revoir notre manière de vivre notre religion, notre relation à Lui. Si l’on jeûne, c’est pour signifier qu’il nous manque, que rien ne pourra jamais plus combler son absence et qu’il est véritablement notre A-Venir. Il nous a fiancés à Lui et c’est Lui que nous attendons avec passion. « Oh oui, viens, Seigneur Jésus ! » (BG)

 

25 février

« Le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent ». Le Royaume de Dieu, c’est le secret de Jésus ; c’est ce qu’il veut nous faire connaître et nous communiquer : c’est un monde nouveau ! C’est un espace où règne une autre mentalité que celle qui a cours dans notre monde. Bien que notre humanité n’en croie rien, c’est en lui qu’elle trouverait enfin ce salut dont elle a le plus urgent besoin. Et c’est à l’occasion d’une rencontre avec les enfants que Jésus nous indique la manière de l’accueillir et d’y entrer, dans ce Royaume : « à la manière d’un enfant » ! En effet, il est deux choses que les enfants n’ont pas : l’ « avoir » et le « pouvoir ». Deux choses qui apparaissent donc, aux yeux de Jésus, comme les deux obstacles majeurs à notre entrée dans ce Royaume. (BG)

 

24 février

Question brûlante d’actualité qui est posée à Jésus dans l’évangile de ce jour : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » L’enseignement du Christ sur cette question a dû certainement choquer plus d’un, surtout dans un contexte culturel où l’homme avait autorité absolue sur la femme. Mais cet enseignement aujourd’hui nous renvoie à l’essentiel : à la base de toute union entre homme et femme, il y a l’amour qui doit être vécu comme don absolu de l’un à l’autre. Le Christ affirme ainsi que le mariage est une œuvre de Dieu lui-même : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare point. » Le sacrement que les époux se donnent au moment du mariage est un signe de l’Alliance de toute éternité que Dieu conclut avec l’humanité, même si celle-ci reste pécheresse. Vu sous un point de vue chrétien, le mariage reste cette aventure d’amour formidable que l’homme et la femme sont appelés à vivre en renouvelant chaque jour le “oui” de leur engagement comme Dieu le fait quotidiennement avec chacun de nous. (RD)

 

23 février

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » C’est par ces paroles que Jésus conclut l’enseignement qu’il donne aujourd’hui à ses disciples choqués de voir quelqu’un faire des miracles en son nom sans se mettre physiquement avec eux à la suite du Christ. On peut comprendre ceci de deux façons différentes : le Règne de Dieu ne se laisse pas confiner par les cloisonnement que les hommes peuvent construire entre eux et il est unique à grandir dans le cœur de chacun. Trop souvent, on risque de tomber dans le piège de nos schémas rationnels sur la question du Royaume en oubliant que celui-ci prend naissance à partir d’une relation qu’on peut construire entre Dieu et chacun de nous. Et celle-ci peut surgir dans le cœur de n’importe qui. L’amour de Dieu ne connaît pas de limites : tout vrai acte d’amour révèle une appartenance au Règne, quelle que soit le peuple, la religion, auxquels on peut appartenir. Ce qui importe, c’est d’avoir un cœur attentif aux signes du Règne quand celui-ci se présente à nous. (RD)

 

22 février

Aujourd’hui nous fêtons la chaire de saint Pierre, nous célébrons la vocation de ce pêcheur de Galilée devenu le berger de l’Eglise. L’évangile qui nous est proposé est celui où Jésus pose la question à ses disciples : « Pour vous qui suis-je ? » Question essentielle, car la réponse donnée devient un appui pour la foi, une réponse qui n’est pas intellectuelle, mais qui est le fruit d’une relation personnelle tissée avec Jésus. C’est pourquoi l’Esprit de communion inspira à Pierre sa confession de foi.

Si je confesse aujourd’hui que Jésus est celui qui me donne audace et confiance pour m’engager dans la vie, alors je vais pouvoir m’appuyer sur sa présence au moment de prendre une décision ou de persévérer dans un engagement. Si je confesse que Jésus me révèle l’amour miséricordieux du Père, alors je vais pouvoir m’appuyer sur sa présence au temps où je me reconnais pécheur. (José)

 

20 février

« Pourquoi dire : si tu peux ?... Tout est possible en faveur de celui qui croit » dit Jésus au père d’un enfant épileptique. Qu’est-ce donc que cette foi qui peut tout ? Elle nous serait tellement utile, nous pourrions faire beaucoup de bien autour de nous ! Voilà que je reste dans le domaine du « faire », alors que la foi est d’abord affaire de cœur qui s’attendrit et de volonté qui adhère à l’amour de Jésus-Christ. Je m’en remets totalement à la bonté de Dieu manifestée en Jésus parce que je veux lui faire confiance. Et Lui peut tout, c’est-à-dire il ne peut qu’aimer, il ne peut que m’aimer. Cela me suffit ! (FL)

 

19 février

Le paralytique remis debout manifeste la force du pardon qui fait revivre. Le paralytique ne colle plus à son passé comme à son brancard duquel il ne pouvait se détacher tout seul. Oser une parole de pardon c’est prendre un risque : Jésus vient de se faire traiter de blasphémateur car Dieu seul peut pardonner les péchés, pour manifester son autorité (qui n’est pas un pouvoir mais une parole qui donne la vie), il appelle le paralytique à se lever. Imaginez un instant que l’homme ait décidé de ne pas écouter et de rester couché ! L’autorité de Jésus se voit chez les hommes et les femmes qui acceptent de se laisser remettre debout par une parole de pardon. Nous sommes tous solidaires de cette mission de réconciliation à l’image de ses quatre porteurs qui ne laissent pas le paralytique livré à lui-même. Nous avons à favoriser ce chemin qui mène à la source de la miséricorde. (José)

 

18 février

Aujourd’hui et demain des jeunes de Martigny-Ville et Charrat recevront le sacrement de la confirmation. L’Evangile qu’ils entendront est celui du paralytique porté sur une civière par quatre hommes qui le conduisent à Jésus en passant par le toit de la maison tant la foule rassemblée pour écouter Jésus était nombreuse. L’image de ces quatre hommes, c’est l’expression de la solidarité qui fait vivre et de l’engagement personnel parfois audacieux qui donne sens à la vie. Présentons ces jeunes confirmands au Seigneur afin que le don de l’Esprit soutienne en eux le dynamisme qui  fera de leur vie un don d’amour. (José)

 

17 février

« Si quelqu’un veut venir à ma suite… » Jésus ne contraint personne ; il appelle, il nous invite à nous engager à notre tour sur le chemin de la croix… chemin impossible, qui est pourtant le seul possible pour le salut de notre monde et pour notre propre salut. Il faut changer de mentalité, renoncer à courir après ‘l’avoir toujours plus’. A force de vouloir « l’avoir », on perd son « être ». Quand on ne pense qu’à sauver sa vie et ses biens, comme on enferme dans un coffre-fort ses millions, on perdra finalement tout. Car ne sera sauvé que ce que nous aurons donné. La mort n’a plus de prise sur ce qui a été donné. Cela paraît fou. Cela ne correspond pas à notre mentalité. Jésus a pris ce chemin. Il est dans la Plénitude de la Vie et il est toujours avec nous, pour marcher avec nous dans cette voie… si nous voulons bien nous y risquer. (BG)

 

16 février

« Passe derrière moi, Satan ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ». Au moment où Jésus se met à parler de son destin, il annonce qu’il va beaucoup souffrir, et même être rejeté et tué. Pierre résiste fermement à ces perspectives d’un échec, peut-être parce qu’il a bien compris qu’il devra, lui aussi prendre ce chemin ! Mais Jésus l’interpelle vivement, en le traitant de Satan. Ainsi, Jésus voit dans ce penchant inné en nous pour ce qui est fort, pour les honneurs, pour la réussite, une tentation de Satan, qui s’oppose à son Evangile. Jésus nous appelle à changer de mentalité. Il ira lui-même jusqu’au bout de son message de non-domination et d’amour. Par amour de ceux-là mêmes qui le refusent, il mourra sur la Croix, non sans nous communiquer son Esprit d’amour, pour que nous puissions aimer de cet amour victorieux du mal. (BG)

 

15 février

« Mettez la Parole en application, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion » (Jc 1). Il s’agit de la Parole de Dieu. Elle portera le fruit que Dieu voudra si on la laisse faire son travail. La Parole de Dieu n’est pas seulement un son qui vibre à l’oreille, mais elle est nourriture qui rassasie l’âme et transforme petit à petit notre vie. Cette communion avec Jésus, dans sa Parole, je peux la faire à tout instant. En diverses occasions, - une préoccupation, une souffrance, une joie, - je peux goûter une parole de Jésus qui vient m’aider à réaliser la volonté de Dieu. Par exemple, si aujourd’hui je sens la colère m’envahir, je peux accueillir humblement la Parole de Jésus qui dit : « heureux les doux, ils obtiendront la terre promise », avec le grand désir de la mettre en pratique, c’est-à-dire de la laisser agir en moi. (FL)

 

14 février

Nous fêtons saint Cyrille et saint Méthode, 2 frères de sang, qui ont été proclamés patrons de l’Europe avec saint Benoît. Ils ont évangélisé les peuples salves en traduisant la Bible et les livres liturgiques en langue slave dont ils ont inventé l’alphabet, en usage aujourd’hui encore. « Parmi ses disciples le Seigneur en désigne encore 72, et il les envoye 2 par 2 devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller ». Ce chiffre de 72 dans la Bible rappelle le nombre de nations qui habitent l’univers au temps de Noé. Cela préfigure la mission universelle des chrétiens après Pâques. 2 par 2 parce que selon la conception de l’époque, tout témoignage a besoin de 2 voix pour être recevable. Que le témoignage des saints Cyrille et Méthode touche notre cœur et celui de l’Europe. (FL)

 

13 février

A la demande des pharisiens de leur donner un signe venant du ciel, “Jésus soupira au plus profond de lui-même. ” La tentation fut forte pour le Christ de désespérer de l’homme à cette demande ; est-il possible qu’après avoir vu tous ces signes d’amour du Règne de Dieu, les pharisiens n’aient rien compris ? Il ne faut pas croire qu’aujourd’hui c’est un problème dépassé. Combien de fois de nos jours n’entend-on nous pas dire que la religion est l’opium du peuple. L’évangile est ainsi ignoré ou sous-évalué au point qu’on ne se rend plus compte de l’exigence de la vocation chrétienne : être saint comme Dieu est saint, le pardon donné aux ennemis du fond du cœur, le détachement des choses de ce temps pour laisser place à celles du Royaume, et j’en passe. Le sel de l’évangile doit rester pour nous un signe que la parole de Dieu nous engage à l’aventure extraordinaire de l’amour et peut encore aujourd’hui opérer des miracles par la conversion des cœurs. C’est à nous de ne pas perdre de vue les signes du Royaume en édulcorant la Bonne Nouvelle de façon à y ôter tout ce qui pourrait nous déranger. (RD)

 

12 février

La lèpre est une maladie, mais c’est aussi une attitude de l’homme qui exclut et rejette. Dans le livre du Lévitique, l’homme qui avait une tumeur doit vivre comme s’il n’était que tumeur ! Son humanité est niée puisqu’il doit même couvrir le haut de son visage pour ne libérer que les lèvres. Plus de contact possible avec les yeux fenêtres de l’âme. Et le cri qu’il doit pousser n’est pas celui qui lui vient du cœur mais celui imposé par d’autres qui veulent se protéger de lui. La lèpre comme attitude fait mourir l’homme rejeté, mais elle tue aussi à petit feu l’homme qui rejette. En Suisse, nous sommes en train de traiter les réfugiés et les demandeurs d’asile comme des lépreux, d’où les référendums lancés (cf. www.osar.ch). Ce qu’il faut savoir c’est que cette lèpre n’est pas en eux, mais en nous, et c’est nous qu’elle détruira. En effet, c’est l’économie qui mène le monde, toutes les décisions sont soumises à ce critère, il n’y a donc que les plus forts qui s’en sortent. Or, nous ne sommes pas toute la vie dans la position du plus fort ! L’attitude destructrice de lèpre se constate dans la manière de gérer la question de l’AVS, l’AI ou la caisse de chômage : les restrictions budgétaires finissent par faire croire que certains bénéficiaires sont soit menteurs soit voleurs ! (José)

 

11 février : Notre-Dame de Lourdes

Qui ne connaît Lourdes ? Il y a là les innombrables miracles où des hommes et des femmes, apportant les larmes de leur vie, leurs espoirs, découvrent que le Seigneur qui a entendu la prière de sa Mère à Cana ne se détourne jamais de nos prières. A Cana, c’est au cours d’une noce que, à la demande pressante de Marie, Jésus opère le premier miracle de sa vie publique. C’est là que Jésus inaugure ses noces avec les hommes qu’il veut conduire au banquet des noces éternelles. Et c’est sur la croix, au Calvaire, encore en présence de sa Mère, que Jésus épouse jusqu’au bout, jusqu’à la mort, notre condition humaine. Que Marie nous accompagne encore aujourd’hui, pour nous apprendre à nous laisser rejoindre par Jésus jusqu’en ces lieux blessés et douloureux de nos vies ! (BG)

 

10 février

« Les yeux levés au ciel, Jésus soupira et lui dit : effata ! » Ce soupir de Jésus au moment de libérer cet homme de sa surdité qui le tient prisonnier, enfermé en lui-même, en dit long sur le combat que Jésus est en train de mener contre ces forces du mal qui tiennent l’homme captif. Le monde résiste à la Bonne Nouvelle que Jésus apporte et offre, il résiste à son appel à changer de mentalité et à s’ouvrir à l’amour. On perçoit dans ce soupir ou ce gémissement de Jésus un signe avant-coureur de sa Passion. Et pour dire la foi et l’espérance de Jésus en l’avènement certain de ce Règne de Dieu à travers sa Passion, il faut que ce sourd soit guérit : sa guérison devient ainsi signe de l’avènement du Règne de Dieu dans notre monde. (BG)

 

9 février

Le cri de la prière exprimée avec foi atteint le cœur de Dieu au-delà de ce qui paraît impossible aux hommes. C’est ce qu’enseigne la rencontre de cette femme syro-phénicienne avec Jésus. Devant la parole dure que le Sauveur lui adresse, elle manifeste sa foi : « Les petits chiens sous la table mangent les miettes des petits enfants. » La Parole de Dieu peut être entendue et accueillie par tous les hommes. Et bien souvent, elle est reçue par les personnes auxquelles on ne s’attendrait pas. A l’image de la Syro-Phénicienne qui s’abandonne au Christ juste et bon qui, par une seule “miette” ou une seule parole peut la régénérer et sauver sa fille, tant de personnes qui n’ont jamais connu le Christ reçoivent dans le secret de Dieu le pardon et la paix. Combien de prophètes marginalisés par notre société actuelle ont manifesté la présence de l’Esprit dans leur cœur ? L’Esprit souffle où il veut ; il touche les personnes qu’il choisit et il nous enseigne que Dieu ne se laisse pas accaparer par ceux qui pensent pratiquer la bonne religion, mais qu’il se donne en toute liberté à tous ceux qui désirent se laisser sauver par son pardon et sa miséricorde. (RD)

 

8 février

« Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Avec cette parole, Jésus nous invite à une réflexion sur le pur et l’impur. Cet argument semble tomber totalement à côté de la plaque dans la mentalité actuelle où la permissivité d’action s’étend au détriment de toute morale chrétienne. Quand les valeurs de la vie et de la pureté ne sont plus respectées, il y a un réel danger de mort pour une société qui banalise tout. C’est pourquoi la question du pur et de l’impur abordée par Jésus aujourd’hui a toute sa valeur de vie pour nous ramener à la vérité. Quel est le moteur de nos actes ? Regardons en nous-même. Il s’agit d’aller jusqu’au bout de l’amour, il nous faut sans cesse vivre sous le regard de Dieu. Il est toujours possible quelle que soit notre situation, nos conditions de vie de refuser de nous soumettre à nos instincts, encore faut-il ne pas nous mentir à nous-mêmes. Craignons donc le mauvais penchant qui est en nous, offrons-le au Seigneur. Il l’accueillera comme l’offrande d’un cœur qui désire l’amitié de Dieu comme le fruit de la béatitude “Bienheureux les cœurs purs, ils verront Dieu.” (RD)

 

7 février

Les pharisiens s’agacent parce que les disciples de Jésus ne font pas les ablutions rituelles avant les repas. L’occasion est ainsi donnée à Jésus de leur dire l’essentiel ; il cite Isaïe : « ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi… vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes ». Il est plus facile de faire des choses de manière rituelle sans se laisser toucher en profondeur que de se convertir sans cesse au commandement de l’amour. Garder notre cœur proche de Dieu c’est laisser Jésus s’approcher de nous et influencer notre façon de penser, de parler, d’agir. La tradition qui peut s’établir doit toujours être habitée par la Présence du Christ. Aujourd’hui, essayons la cohérence entre notre cœur et nos lèvres pour ne pas être à côté du commandement de Dieu. (FL)

 

6 février

Dans tous les endroits où Jésus se trouvait, les gens transportaient les malades et le suppliaient. « Et tous ceux qui le touchèrent étaient sauvés » dit saint Marc. Aujourd’hui, Jésus nous rejoint et nous apporte le salut par sa Présence vivifiante puisqu’il est ressuscité. Mais comment toucher Jésus, sinon par la Foi en sa Présence dans la Parole de vie qu’est l’Evangile. Accueillir la Parole du Christ dans la réalité de mon existence, c’est me conformer à son amour pour moi et donc guérir du mal. Toucher le Christ dans l’Eucharistie ou les sacrements, c’est croire qu’il agit réellement dans mon cœur et m’apporte la paix. (FL)

 

5 février

L’évangile de ce jour nous décrit une journée de Jésus à Capharnaüm. Après avoir enseigné à la Synagogue, Jésus se rend dans la maison de Simon et y guérit sa belle-mère. En fait Jésus pose les signes qui viennent confirmer sa Parole : le Règne de Dieu est là ; sa présence le communique. Ce Règne ne tombe pas du ciel, il commence modestement avec sa présence. Là où il se trouve, le mal recule et les mauvais esprits s’enfuient. Où Jésus puise-t-il sa force ? Marc nous le suggère en nous montrant Jésus se retirer très tôt le matin dans un endroit désert pour prier : Jésus demeure profondément enraciner dans la tendresse de son Père, qu’il rejoint dans sa prière. Jésus nous donne de poser les mêmes signes du Royaume, des signes qui font vivre et brisent le cercle infernal du mal. Mais savons-nous en puiser la force en nous ressourçant, nous aussi, dans la prière quotidienne ? (BG)

 

4 février

« Il fut saisi de pitié envers eux ». Jésus vient de s’éclipser un moment avec ses disciples pour rejoindre un endroit désert. Mais quelle ne fut pas leur surprise, en débarquant, d’y être précédés et attendus par une foule affamée. Jésus alors fut pris de pitié pour cette foule, littéralement : il fut bouleversé dans ses entrailles, parce qu’ils étaient comme des brebis privés de bergers. « Alors il se mit à les instruire longuement ». Jésus offre ce dont ces gens ont le plus vraiment besoin : son enseignement ! Que leur dit-il ? Je crois qu’il se livre lui-même dans sa Parole. Il est le Parole du Père, celle-là même dans laquelle nous avons été créés, Parole dans laquelle nous sommes recréés, une Parole d’amour, source de vie nouvelle et éternelle : un « je t’aime » offert à chacune, à chacun. (BG)

 

3 février

« Demande-moi tout ce que tu veux et je te le donnerai », c’est ce qu’à dit Hérode à la fille d’Hérodiade qui avait dansé devant lui au point de lui faire perdre la tête. La danseuse demanda non pas la moitié du Royaume mais la tête de Jean Baptiste sur un plat. L’engrenage du mal qui va obliger à faire ce qu’il ne voulait pas au départ. Une fois j’ai imaginé une autre scène : celle où Jésus en personne apparaît et dit, sans laisser plus de 10 secondes de réflexion : « Demande-moi ce que tu veux et je te le donnerai ». La personne de répondre instantanément : «Seigneur, tu sais mieux que moi ce dont j’ai besoin, j’accepte ce que toi tu veux me donner ». (FL)

 

2 février

 « Quand arriva le jour fixé par la Loi, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem…et le vieillard Syméon le prit dans ses bras ». Nous  fêtons la Présentation de Jésus au Temple, scène que nous méditons dans le 4ème mystère joyeux du rosaire. La fête d’aujourd’hui magnifie, entre autres, l’obéissance. Marie et Joseph obéissent à la Loi  donnée par Moïse pour communier à Dieu. Notre Loi c’est le Christ. Nous faisons parfois bien des manières quand il est question d’obéir ou de former des enfants à l’obéissance. Que feront-ils demain s’ils ne savent pas écouter Dieu et écouter des chefs dans n’importe quel groupe. Marie et Joseph nous apprennent à tisser des liens de « OUI » simples et heureux dans notre vie pour devenir nous-mêmes une vivante offrande à la  louange de gloire de Dieu. (FL)

 

1er février

C’est impressionnant de voir Jésus aujourd’hui être méprisé par sa famille (au sens large du mot) et par sa maison ! Là il ne pouvait accomplir aucun miracle tellement le regard posé sur lui l’enfermait dans ce qu’on croyait connaître de lui. Nous avons à libérer Dieu en nous, nous avons à libérer Dieu chez ceux que nous rencontrons ! Comment ? Simplement en accueillant l’autre comme un mystère : je ne puis jamais le connaître, mais je me réjouis de me laisser surprendre par cet être absolument unique et infiniment aimé. Et lorsque je suis moi-même enfermé dans le regard des autres, je peux sans autre m’approcher de Jésus qui me comprend de l’intérieur ! (José)

 

31 janvier

Aujourd’hui l’évangéliste Marc nous esquisse trois attitudes de foi à travers trois visages : Jaïre, la femme déclarée impure à cause de ses pertes de sang et la petite fille de Jaïre. L’histoire, vous la connaissez, Jaïre quitte le chevet de sa petite fille qui est sur le point de mourir et se rend vers Jésus écrasé par la foule qui est autour de lui. Jaïre va vivre la Passion et la mort auprès de Jésus et au milieu de cette foule : combien est long le chemin qui le sépare du chevet de sa fille ! Et en plus cette femme qui touche Jésus par derrière pour être guérie et Jésus qui semble perdre encore du temps en demandant qui l’a touché alors qu’il est oppressé par la foule ! Et c’est à l’instant où Jésus dit à cette femme : « Ma fille, ta foi t’a sauvé ! » que Jaïre apprend par un messager que sa fille est morte. « Ne crains pas, crois seulement », c’est la parole d’espérance qui conduira Jaïre jusqu’au lieu de sa résurrection : sa fille va être mise debout.

Quels sont ces trois facettes de la foi : Jaïre c’est l’exigence de la foi qui le dépouille de lui-même, sa seule force étant d’être avec Jésus. Au moment où il a appris la mauvaise nouvelle, il aurait pu fuir ! Cette femme a pris le risque de traverser l’obstacle de son humiliation et aussi de sa réputation de femme impure pour oser venir s’approcher et toucher Jésus. Même si elle n’ose le rencontrer en face, Jésus viendra reconnaître la noblesse de sa démarche et elle sera restaurée dans sa dignité : que la confiance en Dieu soit plus forte que toute honte, humiliation ou rejet. Le dernier visage de foi est cette petite fille qui manifeste la gratuité de la foi, elle reçoit simplement la vie en écoutant la parole de Jésus ! (José)

 

30 janvier

Témoigner de notre attachement au Christ ne dépend pas toujours de notre propre choix. C’est lié à la vocation à laquelle le Seigneur nous a appelés. Ainsi en va-t-il, dans l’évangile d’aujourd’hui, de cet homme purifié de la légion de démons qui supplie le Seigneur de pouvoir rester avec lui ; Jésus ne consent pas à sa demande, mais l’envoie faire le prophète de la miséricorde de Dieu dans son propre pays. Rester avec Jésus ne signifie donc pas rechercher une sécurité pour éviter d’être confronté à la réalité de notre histoire, il s’agit plutôt d’oser s’engager devant les difficultés de la mission. C’est ainsi que vivra cet ancien possédé : il restera avec le Christ dans la mesure où il annoncera tout ce que Seigneur a fait pour lui dans sa miséricorde. L’amour comprend toujours une part d’audace dans la confiance. Chaque jour Dieu risque quelque chose pour venir à notre rencontre, pour nous purifier de l’esprit du mal. C’est le risque de l’Amour avec un grand ‘A’ à l’égard de chacun de nous pour que nous soyons libérés de nous-mêmes pour être à notre tour messagers d’une bonne nouvelle. (RD)

 

28 - 29 janvier

Jésus enseigne avec autorité, il ne cherche pas à avoir une emprise sur l’autre ou un pouvoir pour le libérer, mais il existe pleinement dans une présence qui appelle l’autre à  exister en face. C’est peut-être cela l’autorité : une présence qui existe pleinement et appelle ainsi son vis-à-vis à exister pleinement. Il ne nous est pas si facile d’exister pleinement si bien que nous risquons de nous sentir écrasés par une présence qui veut en fait nous libérer ! Dans tout l’Ancien Testament, le peuple d’Israël parle de « voir Dieu et mourir » et le passage du Deutéronome que nous écoutons aujourd’hui nous le redit. Cette peur de mourir est en fait une peur d’exister en présence de Dieu, avec la même plénitude de présence. Le Seigneur s’ajuste à notre faiblesse, c’est pourquoi Moïse annonce la venue au milieu du peuple d’un prophète qui n’est pas là pour annoncer l’avenir, sa mission est d’être à l’écoute du peuple, à l’écoute de son cœur et ouvert à la Parole de Dieu. Puisque le Seigneur effraie l’homme en se présentant tel qu’il est, il choisit de se cacher en l’homme et c’est la merveille de l’incarnation qui se produit : Dieu se révèle quand l’homme révèle sa présence ! Dieu se donne quand l’homme consent à donner sa présence ! Finalement Dieu se fait l’otage de l’homme et c’est à nous de Le libérer… de nous-mêmes ! Comment ? En osant vivre pleinement qui nous sommes, car c’est ainsi que Dieu pourra être au milieu de nous. (José)

 

27 janvier

« Il en est du Règne de Dieu comme d’un homme qui jette du grain dans son champ … comme une graine de moutarde. » enseigne Jésus dans l’évangile d’aujourd’hui. Qui n’a pas eu l’occasion de voir la force d’une semence qui germe capable de perforer le goudron des routes ou encore de se frayer un passage à travers la roche ou les murs de certains vieux monuments (comme par exemple ceux du clocher de l’ancienne église de Martigny-Bourg) ? Si Jésus utilise telle comparaison pour parler du dynamisme du Royaume de Dieu, il nous invite à l’attente confiante de la fécondité de ce Règne, même si apparemment les résultats ne se font pas voir dans l’immédiat. Alors que de nos jours on a tendance à penser que le mal triomphe du bien, que le monde n’a jamais été aussi mauvais qu’aujourd’hui, Jésus nous invite à la confiance. Le Règne de Dieu germe. Il suffit d’ouvrir les yeux pour se laisser émerveiller par tous les petits gestes de solidarités qui se déploient au cours d’une journée, certes, non aux yeux du grand public, mais bien dans le cœur de ceux qui en vivent. (RD)

 

26 janvier

« Est-ce que la lampe vient pour être mise sous le boisseau ou sous le lit ? » demande Jésus dans l’évangile de ce jour. Cette lampe qui entre dans l’obscurité de la maison ne serait-ce pas Jésus même dont l’évangéliste Jean dit dans le Prologue : “Le Verbe était la vraie lumière qui éclaire tout homme ?” (Jn 1, 19) Mais nous avons tous, un jour ou l’autre, agi comme l’insensé, qui met sous le boisseau la flamme qu’il apporte pour voir clair. Jésus connaît notre inconstance et nous prévient : “Faite attention à ce que vous entendez.” Le Verbe qui transforme nos abîmes obscurs en plages de lumière veut nous dire les choses d’en haut. Il soulève le voile, révèle les secrets du Père. Quelle est la mesure, la qualité de notre écoute ? Sera-t-elle si tôt oubliée la Parole qui pouvait guérir ? Refuserons-nous le combat spirituel si elle nous ordonne de trancher dans le vif du péché ? Que notre capacité d’écoute s’élargisse et que s’affine notre sensibilité spirituelle. Alors le secret messianique tant attendu par les prophètes libèrera le monde de ses insondables ténèbres. (RD)

 

25 janvier : La conversion de saint Paul

Sur le chemin de Damas, une rencontre va complètement bouleverser Saul ; « Je suis Jésus que tu persécutes. » C’est dans toute l’épaisseur de cette communauté chrétienne qu’il persécute avec rage, que Jésus se donne à connaître à lui et à le rencontrer. D’abord complètement aveuglé par l’éblouissante lumière, il va devoir se laisser conduire sur le chemin qui mène à la foi. Et s’il retrouve la vue dans le baptême, qu’il reçoit des mains d’Ananie, c’est pour que soit  manifesté que son regard a changé. Son cœur a été retourné par la miséricorde du Seigneur Ressuscité. Et c’est un homme nouveau qui naît dans cette rencontre. Et si nous ouvrions les yeux, nous aussi, pour découvrir le Ressuscité présent au milieu de nous ? (BG)

 

24 janvier

Nous fêtons aujourd’hui saint François de Sales, le docteur et le chantre de l’amour. Une des phrases de Jésus qu’il affectionnait était : « Apprenez de moi que suis doux et humble de cœur ». Il commentait ainsi : « l’humilité nous perfectionne envers Dieu, et la douceur envers le prochain ». Fin psychologue, pétri de réalisme et cherchant toujours à accomplir la volonté de Dieu, il peut nous éclairer aujourd’hui : « nous connaissons la multiplicité des tâches dans notre vie. Nous sommes souvent plus fatigués par le travail que nous n’arrivons pas à faire que par ce que nous faisons. En même temps que nous bâtissons notre emploi du temps, prions pour garder la patience et la douceur du cœur, spécialement devant les situations imprévues et des personnes qui nous énervent ». Bonne journée dans la douceur salésienne. (FL)

 

23 janvier

 « Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit-Saint, il n’obtiendra jamais le pardon »dit Jésus. On aimerait savoir ce qu’est le blasphème contre l’Esprit-Saint. La suite de l’évangile nous indique une réponse « Jésus parla ainsi car les scribes avaient dit : ‘il est possédé par un esprit impur’ ». Le blasphème contre l’Esprit-Saint c’est opposer Jésus et l’Esprit-Saint ; dire que les bonnes actions faites par Jésus sont inspirées par la force de Satan et faites au nom de Satan. Jésus est le Bien, il fait le bien, les scribes le voient, mais ils disent que Jésus est le Mal. Que l’Esprit-Saint nous aide à travailler avec Lui plutôt que contre Lui afin d’appeler bien ce qui est bien et mal ce qui est mal. La paix du cœur sera notre lampe témoin. (FL)

 

22 janvier

 « Vivement le Royaume », nous entendons-nous souvent soupirer, lorsque les circonstances de la vie nous paraissent difficiles ! Mais, nous assure Jésus aujourd’hui, « Le Royaume de Dieu est tout proche, convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». Le Royaume de Dieu est déjà là, ici et maintenant. Il nous faut apprendre à en discerner les signes de sa présence. Certes, il est là en germe dans la présence même de Jésus, Dieu-avec-nous. Sa présence secrète est promesse d’accomplissement en plénitude. Pour l’heure, cette Bonne Nouvelle du Royaume est mise à l’épreuve de notre foi : il s’agit de croire que nous sommes déjà sauvés en espérance, de croire qu’il n’est désormais plus aucune situation – aussi noire soit-elle – qui ne soit habitée par sa présence salvifique. Il est avec nous, jusque dans tous ces lieux de détresse extrême, comme une puissance de salut et de libération. « Venez derrière moi ! » Jésus nous invite seulement à marcher à sa suite. (BG)

 

21 janvier

« Il a perdu la tête ! » C’est la famille de Jésus qui affirme cela de lui ! Surprenant ! C’est qu’ils ont bien compris que son attitude le mène à sa perte. D’abord, son attitude vis-à-vis de la loi met en péril tout le système religieux qui avait perverti la volonté de Dieu. De la volonté vivante et libre du Dieu vivant, on avait fait un système figé de permis et défendu. Et Jésus veut rétablir le commandement de Dieu comme une Parole vivante qui n’a d’autre but que d’appeler l’homme à choisir la vie et non la mort. Puis on reprochait à Jésus ses fréquentations douteuses des publicains et des pécheurs. Pour lui il n’y a pas de barrière entre les hommes. Ils sont tous des bien-aimés du Père. Si Jésus a perdu la tête, c’est qu’il n’a de cesse de nous révéler le Cœur tout aimant de son Père. (BG)

 

20 janvier

Quelle belle page d’évangile pour cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens ! Jésus s’en alla sur la montagne, il appelle auprès de lui ceux qu’il va instituer comme apôtre. Ici l’Eglise de tous les chrétiens prend sa source, l’appel de Dieu est le fondement de notre unité. Mais quel est cet appel ? Etre avec Jésus et ensuite prêcher. Notre première mission est un être avec. Que tout notre ministère, notre travail, notre présence au monde trouvent sa fécondité dans le temps gratuit offert pour être simplement avec Lui. C’est sur la montagne que Jésus appelle ses disciples. Le mot grec traduit par montagne sera aussi utilisé dès le IIIe siècle pour dire monastère ! Oui, Jésus nous appelle à vivre avec Lui ! (José)

 

18 janvier. unité des chrétiens

C’est le premier jour de prière pour l’unité des chrétiens. La Parole de Jésus qui est le fil conducteur de la semaine est : « Là où 2 ou 3 sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Jésus a donné sa vie pour faire l’unité entre le ciel et la terre et pour que les hommes vivent dans l’unité. La croix en est le baiser ultime et indépassable qui scelle l’Alliance. Il nous a promis sa présence agissante et vivifiante maintenant quand on se réunit en son nom. Le chemin de l’unité, le seul, c’est le Christ. Se réunir au nom du Christ c’est entrer dans sa volonté et dans son amour. Cette semaine, les chrétiens de différentes confessions se réunissent pour prier : c’est un pas que je pourrais faire aussi. (FL)

 

17 janvier

 « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat ». Le sabbat correspondait au 7ème jour dans le récit de la création. Le jour où Dieu se repose et contemple le travail accompli. Les juifs ont fait de ce jour, un jour « pour Dieu », il est devenu ainsi le jour du culte chargé de moult prescriptions et interdits. Or Jésus dit : « cette journée que vous considérez appartenir à Dieu, elle est faite pour vous. Même cela qui est le plus sacré est pour vous ». Depuis la résurrection du Christ, le lendemain du sabbat, les chrétiens se réunissent le dimanche pour fêter la victoire de la vie sur la mort et tisser les liens de la communauté, c’est-à-dire de l’Eglise. Le dimanche est fait pour nourrir l’homme de la vie divine durant toute la semaine. (FL)

 

16 janvier

 « A vin nouveau, outres neuves. » Ainsi se termine le discours de Jésus en ce qui concerne la question du jeûne dans l’évangile de ce jour. Pour accueillir la Bonne Nouvelle du Christ, notre cœur doit être disposé à accepter un changement dans la manière de voir le monde afin de se laisser illuminer par l’Evangile. La Bonne Nouvelle est pour tous ceux qui, le cœur renouvelé, pourront accueillir le vin nouveau du souffle de sainteté. Ne nous figeons donc pas sur une position en ce qui concerne le moyen de parvenir à la sainteté, mais acceptons de nous laisser conduire sur un chemin d’alliance où le Seigneur lui-même invite chacun à la confiance totale, à la fête, aux noces. En présence de l’Epoux, on ne peut pas jeûner, il faut participer aux épousailles pour vivre pleinement la joie de Dieu qui veut se communiquer à tous. Jésus affirme clairement que l’homme bon tire du trésor de son cœur le “nouveau” et l’“ancien”. Ce qui oriente ce discernement est la recherche de la réalisation de l’homme en Dieu. Or, qu’est-ce qui correspond mieux à cela que la fête de l’Amour à laquelle le Seigneur nous convie. (RD)

 

15 janvier

« Rendez gloire à Dieu dans votre corps ! » Quelle parole bouleversante de Paul ! Quelle reconnaissance de notre dignité ! Si je suis reconnu jusque dans mon corps, ce corps qui me permet d’exprimer l’amour et l’agressivité, mais aussi la jubilation ou le repli sur soi. Le corps, c’est aussi ce qui fait notre unicité, mais il n’est pas toujours facile de l’accepter : « j’aimerais être plus… moins… ressembler à… ». Ce corps est à la fois témoin de mon épanouissement, de ma croissance, mais il me fait aussi sentir la fatigue, le vieillissement, la faiblesse. Ce corps fait pour aimer exprime aussi sa soif et son manque d’affection. Et Paul qui nous dit : « Rendez gloire à Dieu dans votre corps ! », autrement dit : « laissez l’amour de Dieu vous rejoindre jusque dans votre corps, laissez-vous aimer jusque dans votre corps, qu’il soit le lieu d’expérience de la douceur bienfaisante de Dieu. » Quel respect devons-nous cultiver chacun envers son propre corps et celui de l’autre. Tout est digne en nous d’aimer et d’être aimé ! (José)

 

14 janvier

Si Jésus revenait aujourd’hui prêcher dans notre monde comme il l’a fait en Palestine, on serait souvent scandalisé de voir la compagnie qui le suivrait. C’est ce qui s’est passé au moment où il a appelé le publicain Lévi à son service : la réponse positive de cet homme a été suivie par une fête où les grands pécheurs et toute la “racaille” de la ville s’étaient rassemblés pour prendre place avec Jésus et ses disciples. Le Seigneur est venu chercher tous les hommes de la terre là où ils se trouvent pour leur donner un sens à leur vie et les inviter à marcher sur le chemin du salut. Dimension merveilleuse de l’incarnation de Dieu dans l’histoire humaine : le Seigneur vient te chercher là où tu es ; tu peux l’accueillir à condition de reconnaître que tu as besoin du médecin parce que tu es pécheur. Jésus veut construire une relation avec toi et celle-ci ne peut se faire que si tu abandonnes ta justice à toi pour laisser place à celle que Dieu veut bâtir dans ton cœur. (RD)

 

13 janvier

On parle souvent d’une foi qui transporte les montagnes. Cette expression pourrait être appliquée à la petite communauté de ces porteurs dans l’évangile d’aujourd’hui qui amènent ce paralysé aux pieds de Jésus. Malgré les obstacles qu’ils rencontrent, ils ne se laissent pas arrêter dans leur projet. Ils vont jusqu’à découvrir le toit de la maison pour pouvoir entrer en contact avec Jésus. Cette scène d’évangile bien connue nous enseigne le rôle de la communauté dans l’histoire du salut : celle-ci, représentée par ces quatre hommes se doit de porter devant le Seigneur la misère de l’humanité paralysée par le péché. Habitée par la foi dans la miséricorde de Dieu, elle a conscience que son devoir consiste à se rendre solidaire de ses membres prisonniers du mal et de les amener à Jésus, source de guérison, de pardon et de paix. N’ayons pas peur de parler des hommes à Dieu dans nos prières car c’est ainsi que la communauté des croyants peut participer à cette miséricorde infinie de Dieu pour chaque être humain appelé au salut. (RD)

 

12 janvier

« Jésus étendit la main et le toucha » Jésus a l’audace d’enfreindre la Loi pour aller à la rencontre du désir de ce lépreux. Il touche le lépreux pour le purifier, le libérer de sa lèpre, qui le mettait hors-la-loi. Et par ce geste, Jésus se trouve impur, à son tour hors-la-loi : il se trouve ainsi du côté de tous les hors-la-loi, apportant la nouvelle proximité de Dieu jusque dans ces lieux de misère qui crie l’absence de Dieu. Il est avec tous ceux qui se débattent dans les ténèbres. Il est descendu dans nos enfers humains. Il n’est plus désormais de situations de détresse qui ne soient secrètement habitées par cette nouvelle et inouïe présence de Dieu. Voilà la Bonne Nouvelle du salut que cet homme guéri se met à proclamer partout. Le Règne de Dieu est cette proximité même ! (BG)

 

11 janvier

« Partons ailleurs, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ». La force de salut, dont Jésus est le dépositaire et qui se manifestait déjà dans la Synagogue de Capharnaüm, à travers l’expulsion d’un esprit mauvais, rayonne comme par contagion sur tout l’environnement. La maladie, symbole du mal qui abîme l’homme, recule. Mais les disciples de Jésus, avides de succès, voudraient l’enfermer dans leur projet. Jésus, lui, ne se laisse pas enfermer : totalement ouvert à Dieu son Père, qu’il prie dans le secret du désert, Jésus est force de salut pour toute la Galilée, symbole du monde perdu. Aujourd’hui, c’est nous, les chrétiens, qui sommes les dépositaires de cette Bonne Nouvelle. N’ayons de cesse de la porter au monde d’aujourd’hui ; car « Dieu n’a pas envoyé son Fils pour condamner le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ». (BG)

 

10 janvier

Pour les écoliers et les maîtres, l’école a repris. Dans l’Evangile de ce jour, il est question de Jésus, le Maître par excellence, qui enseigne. Ceux qui l’écoutent sont « frappés par son enseignement, car il enseigne en homme qui a autorité et non pas comme les scribes ». Il n’est pas simple commentateur de la Loi de Moïse et son enseignement n’est pas simple répétition mais « nouveau ». La Parole de Jésus est efficace : elle délivre un homme tourmenté par un esprit mauvais. Elle est chaque fois nouvelle parce qu’elle rejoint celui qui l’écoute dans la nouveauté du moment. Alors quel est l’enseignement de Jésus que j’aimerais entendre aujourd’hui ? (FL)

 

9 janvier   Baptême du Seigneur

Jésus se mêle à la foule des pénitents et s’avance vers Jean le Baptiste pour se faire baptiser dans le Jourdain. Jésus inaugure sa vie publique par un acte qui veut manifester sa solidarité avec les pécheurs. Nous sommes rejoints dans toute la bassesse de notre humanité blessée par le péché. « Jésus vit le ciel se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe ». Plongé avec le Christ dans le baptême, je suis rejoint au plus profond de mon être par la Trinité et j’entends cette Parole venant du ciel comme le Christ au Jourdain : « C’est toi mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour ». Et l’écho répète instant après instant, puisque la parole est éternelle, « tout mon amour, tout mon amour ». (FL)

 

8 janvier  Epiphanie

 « Les Mages virent l’Enfant avec Marie, sa Mère et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui ». Fascinés devant l’Enfant, les Mages reconnaissent le Messie d’Israël et le Sauveur du monde. Chemin faisant ils se sont préparés à cette rencontre. Ils nous apprennent que Dieu se laisse trouver quand on le cherche. Il leur a fallu du temps et de la persévérance… et ils ne l’ont pas trouvé là où ils le pensaient. Quel contraste entre ce qu’ils trouvent et ce qu’ils avaient prévu. Quel contraste entre leur magnificence et son dénuement. Ils attendaient un grand roi et que découvrent-ils ? Une famille discrète dans une maisonnette. Mais ils se laissent surprendre ; ils acceptent que la réalité ne corresponde pas à leur idée. Et nous quel idée avons-nous de Dieu ?  (FL)

 

7 janvier

Alors que nous sommes proches de la solennité de l’Epiphanie, la liturgie de ce jour nous invite à contempler et méditer la manifestation de Jésus par le miracle des noces de Cana. C’est dans un contexte de fête que les signes du Royaume commencent car le Christ est venu pour combler le cœur des hommes. Et cette venue du Royaume est annoncée par diverses étapes : tout d’abord le rôle de Marie. Elle présente à Jésus le problème qui risque de gâcher toute la fête: ils n’ont plus de vin, image d’une humanité qui perd la joie de vivre faute de désirer un idéal qui va au-delà de toute apparence matérielle. Puis vient celui des serviteurs qui doivent puiser l’eau et la porter au maître du repas: acte d’obéissance et de confiance qui dépasse ce qui humainement est inconcevable. Et enfin, “le bon vin” qui va permettre à la fête de se poursuivre pour la joie de tous et de chacun. Oui, la manifestation du Royaume peut jaillir si la foi est présente au cœur de notre vie et si les difficultés de notre temps sont confiées au Seigneur par les mains de Marie, notre mère. (RD)

 

6 janvier

“Dieu parmi les hommes, Dieu sur nos chemins. Proche est ton Royaume. Viens ! Viens !” Ainsi s’exprime un cantique chanté pendant le temps de l’Avent pour nous aider à nous préparer à Noël. Et durant ce temps de la Nativité que nous sommes en train de vivre, nous ne pouvons que nous rendre à l’évidence de la merveilleuse réalité qui se présente à nos yeux : Dieu s’est inséré dans l’histoire des hommes, il se place dans une famille humaine faisant partie d’une généalogie qui s’étend au cours des siècles. L’évangile d’aujourd’hui nous présente une succession de générations partant depuis Jésus pour arriver à celle d’Adam fils de Dieu afin de bien montrer que le Sauveur est de notre nature, qu’il veut vivre dans un contexte culturel et temporel comme tout homme. En face de ce message aurons-nous la volonté de changer nos idées préconçues sur Dieu, un Dieu que si souvent nous sommes tentés de voir lointain, inoccupé de nos problèmes humains, image qui revient sans cesse à l’esprit humain pour faire place à celle que Jésus nous révèle inlassablement à travers tout l’Evangile ? (RD)

 

5 janvier

« Viens et tu verras ». Comment transmettre la foi ? Mais, d’abord, peut-on transmettre la foi ? Voilà une question que bien souvent nous nous posons aujourd’hui. Il ne suffit pas, je crois, de transmettre une doctrine, un ensemble de vérités – fussent-elles révélées – pour que la foi soit automatiquement transmise, comme on se passerait, de génération en génération, des meubles de famille ! Tout ce que nous pouvons transmettre, ou communiquer, c’est l’expérience d’une rencontre qui a bouleversé notre vie, à l’exemple de ces premiers disciples dans l’Evangile d’aujourd’hui. Je pourrai ainsi donner à d’autres l’envie de rencontrer à leur tour Celui-là même qui est devenu la Vie de ma vie. En effet, comment donner soif à celui qui n’a pas (ou plus) soif, sinon en buvant nous-mêmes, goulûment, à la Source de la vie ? Car, avec la venue de Jésus, les cieux se sont ouverts et, désormais, l’eau vive jaillit abondamment du Cœur de Dieu. « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive », nous dira Jésus ! (BG)

 

4 janvier

« Maître, où demeures-tu ? – Venez et voyez ! » Jean évoque l’heure qui a bouleversé sa vie : celle où il a rencontré Jésus. Tout a commencé par un dialogue. Jean se rappelle la première soirée passée chez Jésus ; la certitude qui s’est emparée de son cœur. Cette certitude – comme un feu qui s’est allumé en son cœur – est contagieuse. La Bonne Nouvelle se communique d’homme à homme. Aucun discours, aucune leçon, mais le simple partage d’une expérience, d’un vivre avec, d’un demeurer avec. « Nous avons trouvé le Messie ! » Notre foi est-elle contagieuse ? (BG)

 

3 janvier

« Voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes… Tout homme qui commet le péché lutte contre Dieu ; car le péché, c’est la lutte contre Dieu. » Ces deux paroles de saint Jean situent toute la tension intérieure que certainement nous expérimentons tous. Pourquoi résistons-nous à nous laisser rejoindre ? Pourquoi luttons-nous consciemment ou non contre Celui qui nous aime le plus ? Même au niveau de nos relations humaines : ne nous arrive-t-il pas parfois de blesser les êtres qui nous sont les plus chers ? Peut-être que nous laisser aimer, c’est aussi nous laisser vaincre dans nos résistances, nous laisser rejoindre dans nos maladresses. Aimer est une œuvre de création et il faut bien reconnaître qu’il y a encore en nous du chaos, une partie de nous-mêmes qui résiste comme la pierre résiste à l’œuvre du sculpteur. (José)

 

2 janvier

« Je ne suis pas le Christ, mais Il se tient au milieu de nous ! » C’est l’essentiel du témoignage de Jean Baptiste qui ajoute que nous n’aurons jamais fini de Le connaître. Dieu se dit à travers l’humain à condition que l’homme ne se prenne pas pour dieu, autrement dit qu’il ne prenne pas toute la place. « Il vient derrière moi », précise Jean, autrement dit, c’est à moi de lui offrir un espace. Viens Esprit Saint, qu’il se fasse en tout mon être comme une incarnation de ta Présence, que je lui sois une humanité de surcroît en laquelle le Christ Jésus puisse renouveler tout son mystère d’amour et de vie ! (José) 

 

1er Janvier 06 : sainte Marie Mère de Dieu

Marie, notre Mère, aide-nous à vivre cette nouvelle année sous la tendresse de ton regard. Aide-nous à ne rien craindre sauf de perdre ton fils, Jésus. Aide-nous à être fidèles au véritable amour, infidèles à nos envies d’enfants gâtés. Aide-nous à ne pas nous lamenter sur notre sort, mais à épauler ceux qui endurent plus que nous. Tiens-nous la main sur ce chemin de vérité que jamais tu n’as quitté. Marie, notre Mère, aide-nous à être artisans de paix, là où nous vivons chaque jour et apprends-nous à rayonner la vraie joie du salut en Jésus-Christ.  Bonne, heureuse et sainte année ! (BG)